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(irfiiail racine dans le |>i*i\ îIcjjto qu'ils avaient d'être jugés par leur propre chambre Lorsqu'un grand jury prononçait qu'il y avait lieu de poursuivre criminellement un pair temporel, la cause était plaidée devant la cour du prand sénéchal -, qui se composait anciennement «le deux manières : durant la session du parlement, tous les membres de la chambre haute y siégeaient; mais dans l'intervalle des sessions il n'en était pas ainsi : le lord sénéchal désignait à son choix pour jurés douze pairs ou même davantage : il en résultait qu'un pair accusé de trahison par la couronne était justiciable d'un jury choisi et nommé par ses accusateurs11. Les pairs demandèrent que dans l'inlervalledes sessionsdu parlement comme durantles sessions mêmes, un pairaecusédetrahison fut jugé parle corps entier de la pairie. Les communes, mécontentes et jalouses des lords, se récrièrent contre «les prétentions si légitimes, et plutôt que d'admettre l'amendement au bill présenté, elles préférèrent sacrifier celui-ci tout entier, el le rejetèrent plusieurs fois ainsi amendé par les lords. Elles persistèrent cinq ans sur ce point dans leur opposition déraisonnable, tant est grand l'aveuglement des hommes et des partis lorsqu'une passion s'interpose comme un voile entre eux et l'équité! et ce ne fut que dans le parlement de 1696 que le bill si désirable pour la réforme de la procédure dans les cas de trahison fut adoolé par les deux chambres et converti en loi.
I. A proprement parler, <.e nVlail pas un privilège : le droit de lous les Anglais élan! d'clre jugés par leurs pain.
3. Lord High Slevwrd's Cour!. Il n'y a pas de mot cquitolenl en français à de ïligh Steward que je traduis par grand sénéchal.
I. Ce fut pour échapper au péril d'»Mrc juge par un Iribunal ainsi composé JM lord Clan ndon sous CharW-s U, te condamna a un eiil volon'aite.
invocation il s'éleva cette année un dissentiment regrettable entre «i u» don fait je roj ^ jes communes au sujet Je l'aliénation qu'il avait lord i\.niond. faite d'immenses domaines dans le pays de Galles en faveur du comte de Portland. Guillaume, justement offensé du langage amer et violent de l'opposition, sut néanmoins se contenir, et révoqua à la requête des communes cette donation inconsidérée mais non illégale *.
L'impression fâcheuse de ces débats s'effaça bientôt et lit place dans l'esprit public à des dispositions toutes différentes à la suite d'odieuses tentatives contre la vie du roi. Le sentiment du danger commun lui ramena l'opinion et raffermit pour quelque temps sa popularité. Guillaume s'était vu, au retour de la dernière campagne, plus que jamais exposé aux périls de l'assassinat : ceux-ci grandissaient, comme il arrive souvent, à mesure que diminuaient les chances de le renverser par la guerre ou |>ar l'insurrection, et ils s'étaient encore accrus depuis la mort de la reine. La couronne ayant été fixée sur la tète de celte princesse comme sur celle de son mari, la mort de celui-ci, tant qu'elle vivait, n'aurait pas été nécessairement suivie d'une révolution. Marie aurait pu continuer l'œuvre de Guillaume : mais elle ne laissait pas d'enfants, et après elle l'établissement nouveau ne reposait pins que sur une seule tète, celle de Guillaume : c'était à l'abattre ou à la >oir tomber que tendaient maintenant toutes les espérances de ses ennemis. Les mœurs sociales
1. Le MinlC du PurlUud plia lui-iiièinc le roi de la lewuiuer, ne voulant |M-, dil-il, elre l'océan n d'un dissentiment entre le roi et »on paileuienl.
2. L'ttMgC avait autorisé CI aliénations du dumaiue royal. Des dons nombreux et Ires-considérables avaient été faits par les Stuail» aux dépens de la couronne.
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ne réprouvaient pas alors autant qu'aujourd'hui le recours à d'exécrables expédients pour se délivrer d'un ri- \al dangereux. Déjà ce prince avait échappé à plus d'un complot contre sa vie. Deux années auparavant, un meurtrier nommé Granval, dont les projets homicides furent approuvés de Barbezicux et du roi Jacques lui-même1, avait été présenté à ce prince à Saint-Germain, et aussitôt après il était passé en Angleterre avec l'intention d'assassiner Guillaume. Arrêté avant l'exécution de l'attentat, et confondu par ses propres aveux, il avait payé de sa vie sa criminelle audace. Dans la suite, et jusqu'à la mort de sa tille, le roi Jacques s'abstint d'encourager aucun complot meurtrier ; mais lorsque la reine eut succombé, de nouvelles entreprises furent formées contre la vie de ♦îuillaume : Jacques en eut connaissance, et d'abord hésita : mais ensuite, et dans l'automne de 169.^, son assentiment fut donné à un double complot, dont l'un, noui.le remploi dirigé par Berwiek, avait pour but une insurrection gé- j>cobiics. nérale des jacobites anglais combinée avec une invasion |696. ^française : l'autre complot sous la direction d'un gentilhomme anglais, sir George Barclay, fut tramé contre la personne même de Guillaume 2. Une vingtaine d'hommes dont plusieurs appartenaient à la garde de Jacques II, passèrent la mer, recrutèrent des complices, et le jour fut pris pour frapper le roi. Le premier complot avorta, les jacobites ayant refusé, d'une