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bientôt la ligue nouvelle compta par centaines de mille le nombre des membres signataires cl associés. De tous côtés aussi les auteurs de cette double conjuration e#t leurs complices se virent l'objet de l'horreur générale : poursuivis dans leur fuite, arrachés de leurs retraites, plusieurs furent arrêtés et dérobés par l'échafaud à la fureur populaire.
Le parlement, à cette occasion, franchit les limites légales et se laissa emporter à un acte violent et regrettable, pour frapper un coupable d'yne naissance distinguée, revêtu d'un haut grade militaire sous le dernier règne, sir John Fenwïck, déchu depuis de son rang, tombé par son inconduite dans la ruine et le discrédit, et qui imputant, selon l'usage, au gouvernement tous ses malheurs, avait voué à Guillaume une haine implacable. Sir John correspondait avec la cour de Saint- Germain comme avec les conjurés : instruit de l'assassinat projeté, il s'abstint d'y prendre une part active; mais il ne révéla point le complot et l'approuva. Trahi par ses lettres et dénoncé par deux témoins, Fenwick fut ei pnwtf arrête. On le savait au courant de tous les projets contre-
!obu FMwirfc. révolutionnaires, ses aveux dans la cause présente |K>u- )0<)(i vaient donner d'utiles lumières : le gouvernement les provoqua, et sa grâce lui fut offerte au prix d'une confession sincère. 11 promit de l'écrire et de se rendre au vœu du roi et de ses ministres, mais il jugea aussi le moment propice pour se venger lui-même de ses ennemis : il garda le silence sur les trames secrètes des jacobites et révéla toute la corres|)ondance des hommes éminents du
sa conf«*8.on. ayec ja œur ^Q gaint-Germain, inculpant
spécialement les comtes de Shrcwsbury et de Marlbo-