‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 2 sur 145 · I. High cliurcb, low cIiukIi · texte numérisé non relu

I. High cliurcb, low cIiukIi

gatoircs pour tous quelques parties indifférentes du cérémonial, comme le port du surplis, le signe de la croix ou les génuflexions devant l'autel, el ils opinèrent pour étendre les concessions dans les plus larges limites. Ce parti comptait plusieurs hommes éminents, à la tête desquels étaient le vénérable Tillotson, réputé le plus grand prédicateur de l'époque; Stillingfleet, le doyen de Saint- Paul ; et enfin Burnet, récemment promu par Guillaume au siège épiscopal de Salisbury, non moins distingué par son zèle actif, charitable et chrétien, que par ses écrits. Les deux partis religieux étaient numériquement à peu près balancés dans la nation comme dans le parlement ; mais celui de la haute Eglise, inférieur à l'autre en sagesse comme en talent, était en très-grande majorité dans le clergé. C'était assez pour rendre tout compromis impossible, et le projet pour la réunion des sectes, présenté plusieurs fois, fut toujours repoussé.

Action Les efforts du roi furent plus heureux pour l'acte de tor«ic lérance, promptement converti en bill. Cet acte n'accor-

de hjsT" ^s cel,endan* une tolérance absolue, et n'exceptait des peines portées par les statuts contre les conventicules des dissidents que ceux d'entre ces derniers qui prêteraient serment de fidélité au roi Guillaume, ou qui souscriraient la déclaration contre le papisme. Les ministres dissidents étaient tenus de signer tous les articles de l'Eglise anglicane, à l'exception de quatre Toute liberté était donnée aux quakers; les catholiques et les unitaires n'en obtenaient aucune. Cet acte, peu logique et si incomplet encore, rempli d'anomalies et d'inconséquences, était

1. Ou plutôt t î'tveption <lc trois cl d'une pai lie qutlritat.

GULLAl ME III ET MARIE II.

néanmoins un progrès manifeste, et ce fut surtout au moyen et à l'aide de ses imperfections qu'il triompha de la résistance de ses adversaires et fut converti en loi 1 .

Ces longs débats touchant la religion furent quelque temps suspendus par les fêtes du couronnement. La cérémonie s'accomplit à Westminster, le 11 avril 1689, avec grande pompe et selon les usages consacrés. Peu d'évèques y assistèrent : le primat Sancroft s'abstint d'y paraître ; mais Guillaume vit dans son cortège les hommes les plus illustres du royaume par l'éclat de leur naissance et de leurs services. Plusieurs lords qui avaient voté pour une régence, entre autres Grafton, Sommerset et Ormond, remplirent, dans cette solennité, de hautes fonctions traditionnelles : l'évêque de Londres, Compton, officia à la place du primat absent. Guillaume et Marie prêtèrent dans ses mains le serment voté par les deuv chambres : ils jurèrent de gouverner selon la loi, de rendre la justice avec miséricorde et de maintenir la religion protestante légalement établie. Quelques grandes promotions furent faites à cette occasion : lord Danby fut créé marquis de Gaermathen, Churchill comte de Marlborough, Mordaunt comte de Monmouth 2, et le hollandais Bentinck, le Adèle ami du roi, le confident de ses secrètes pensées, fut fait comte de Portland.

Le couronnement fut suivi de la déclaration de guerre

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