‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 26 sur 145 · I. Continuation de Rapin Thoiras, «/ supra · texte numérisé non relu

I. Continuation de Rapin Thoiras, «/ supra

veillante de son parlement, qu'il ne letait par son intrépide sang-froid sous le feu de l'ennemi : inébranlable dans la poursuite de ses desseins, attentif aux exigences des temps, et commandant à la fortune par la patience, comme en d'autres circonstances par la soudaineté de ses entreprises et l'impétueuse énergie de son action.

Le premier retour favorable lui vint de la chambre des lords où les wiglis avaient encore la majorité et qui, a composée de l'élite des notabilités du royaume, était alors, comme elle le fut longtemps encore dans la suite, très-supérieure par l'intelligence des grandes affaires et des besoins réels de l'Etat à celle des communes. Les pairs prirent de l'ombrage lorsqu'ils virent l'autre chambre, dans son adresse au roi, frapper d'une condamnation ceux qu'elle accusait, et ils supplièrent Guillaume de n'émettre ni censure ni blâme contre les lords accusés jusqu'à ce qu'ils eussent été jugés selon la coutume du parlement et les lois du pays.

Les communes n'avaient encore produit leur acte d'accusation que contre lord Somers : elles usèrent dans son procès de lenteurs inaccoutumées, et elles défendirent aux trois autres lords accusés de siéger comme juges dans la cause de l'ex - chancelier. La chambre des lords protesta contre cette prétention des communes et fixa le 17 juin pour l'ouverture du procès. Un violent conflit s'éleva à cette occasion entre les deux chambres : une conférence eut lieu pour aplanir le différend : au lieu de l'apaiser elle l'envenima, et sans s'arrêter à l'opposition des communes, les lords, au jour désigné, ouvrirent les débals : invitées à comparaître pour soutenir l'accusation, les communes

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