‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 34 sur 145 · I TAS · texte numérisé non relu

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torys et la cour donnèrent, dans une intention malveillante, le nom de junte, fut alors complété : ses membres principaux étaient, avec le lord trésorier Godolphin et le chancelier Cowper, Somers, président du conseil, Whar ton, Orford, Halifax et Sunderland, gendre de Marlborough. Ces derniers furent nommés les cinq lords de la junte. Cette importante modification du ministère fut bien-

. Dissolution

tôt suivie de la dissolution du parlement, et le cabinet au whig, devenu homogène, agit avec vigueur pour con- t,•r,cme,,,• linuer la guerre au dehors et conjurer les périls à Tinté- ,7°8 rieur.

Le royaume, à cette époque, était menacé d'une invasion. Louis XIV avait résolu de tenter un effort pour soutenir par ses armes, en Angleterre et en Ecosse, les droits du prétendant, fils de Jacques II, qui avait pris le nom de chevalier de Saint-Georges : une expédition fut projetée Esp*Jiiion dans ce but. Les préparatifs se firent à Dunkerque : six p0UHe^Xnmille hommes furent embarqués sur huit vaisseaux de di,,,,• guerre et soixante-dix bâtiments de transport; Forbin 1708- Janson commandait la flotte; ses troupes étaient sous les ordres de M. de Grasse, plus tard maréchal de Matii?non. Le prince fut comblé de riches présents par Louis XIV, qui, en lui donnant une épée enrichie dt> diamants, lui dit comme autrefois à son père : que le meilleur vœu qu'il pût faire pour lui était de ne le revoir jamais. Au bruit de cet armement redoutable, le |>arlf»inent anglais prit d'énergiques mesures. Chacun

I IVIIK VI. CII.II'ITIIE II.

lui imité à prêter le serment d'abjuration : Vhatoaê corpus fut suspendu pour tout imli\idu arrêté comme suspeet de trahison : le prétendant et ses adhérents furent déelarés traîtres et rebelles, et les clans d'Ecosse furent affranchis de tout vasselage envers les chefs qui s'arme raient contre la reine : une Hotte fut armée à la hâte, et fit voile pour l'Kcosse sous la conduite de sir George Byng. Ces résolutions promptes et vigoureuses tirent avorter l'entreprise. George Byng arriva dans le golfe d'Kdim bourg presque aussitôt que le prétendant et l'escadre française. Celle-ci lit force de voiles pour s'éloigner , échappa à la flotte anglaise et rentra dans Dunkerque Avorutnoiu après avoir été un mois entier battue par la tempête. iVipojIiion Ainsi ftlPBOl déjoués les projets d'invasion, et tous les frais de l'expédition furent perdus pour la France. La terreur régna en Ecosse; une foule de personnes de marque, connues par leur attachement au prétendant ou suspectes furent arrêtées : on emprisonna les unes au château d'Edimbourg, les autres furent conduites à Londres et enfermées à la Tour et à Ncwgate. Le malheureux succès de cette entreprise du prétendant affermit le gouvernement vvhig et «ut une influence favorable sur les élections1. Elles se firent à cette époque, et une ma- Kicctioi.i wlii6«. joritc décidée fut acquise aux whigs dans les com- ..no mimes.

Libre alors d'inquiétudes pour l'Angleterre, Marlbo- ^«fc^Us rough repassa sur le continent et s'entendit, dans les Pa\s-l$as, a\oc le prince Eugène et le grand-pensionnaire Hi insius à l'effet de pousser avec ligueur les opérations

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