‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 36 sur 145 · Il prit alors le nom de Charles VI · texte numérisé non relu

Il prit alors le nom de Charles VI

libre européen dans l'intérêt duquel la grande alliance avait été formée eût été plus compromis par la réunion sur la même tète, de toute la monarchie espagnole, des états autrichiens et de l'empire que par le maintien d'un Bourbon sur le trône d'Espagne1. Mais l'évidence ne frappe point les yeux des partis, et les whigs qui avaient eu la plus grande part dans la conduite de la guerre voulaient encore la poursuivre, bien que les raisons pour la continuer fussent en désaccord avec celles qui l'avaient lait entreprendre. Le vœu de la reine pour la paix était conforme à l'intérêt public, et déjà, depuis quelques mois, un homme célèbre dans les lettres anglaises, Mat- \^°^tm thieu Prior, avait été envoyé en France pour y commeucer des négociations qui furent continuées à Londres dans le plus grand secret. Elles eurent pour bases principales la reconnaissance par le gouvernement français de la succession protestante en Angleterre, le maintien de Philippe V comme roi d'Espagne et des Indes, la séparation des couronnes de France et d'Espagne, une barrière accordée à la Hollande et une autre à l'empire comme garantie contre la France, des avantages commerciaux enfin pour l'Angleterre, ainsi que la cession de Gibraltar et de Minorque et de divers territoires dans I Amérique du Nord.

Les négociations duraient encore au début de la nouvelle session du parlement (novembre MW). La reine, dans son discours d'ouverture, se dit résolue à tenir ses engagements avec ses alliés, mais elle fit entendre que la paix lui paraissait désirable. L'adresse des . communes fut rédigée selon ses vœux; mais les whigs,

I. Ces vérités îur«m développées avec force par le célèl r* île Foc.

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