‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 38 sur 145 · Ce prince se relira en Lorraine · texte numérisé non relu

Ce prince se relira en Lorraine

avait coûté des sommes immenses. Il abandonna une partie de ses anciennes conquêtes dans les Pays-Bas, et recouvra Lille et quelques autres places : l'électeur de Brandebourg fut reconnu roi de Prusse, et obtint la principauté de Neufchàtel et la Haute Gueldre en échange de la principauté d'Orange, que la maison de Nassau avait cédée à celle de Brandebourg, et que la France conserva. Un traité de commerce fut en outre conclu entre la France et l'Angleterre : le principe du libre échange fut de J™"e reconnu, sauf pour un petit nombre de marchandises.

la France

Deux articles de ce dernier traité, qui abolissait toute loi «i frappant les denrées de France d'un droit plus élevé que 1 Xn8l<terrecelles des autres pays, furent l'objet de vives attaques 474a* dans la cité et le parlement : ils étaient une violation évidente de la convention précédemment conclue entre l'Angleterre et le Portugal, et les articles 8 et 9, qui consacraient plus particulièrement le libre écliange, furent rejetés1.

La paix avec l'Espagne, différée par les intrigues de la Mi princesse des Ursins, fut conclue trois mois plus tard. "^Trah*8"*' Cette puissance, par un traité signé à Madrid en juil- ^ BU<,ri<l* tel 1713, céda à l'Angleterre Gibraltar et Minorque, et en ,-îMrt ni3conséquence d'une convention précédente passée avec la compagnie de YAssienlo des Nègres *, elle accorda aux Anglais un privilège de trente ans pour importer annuel-

I. Ce lltilé, dit lord M «bon, eût été désastreux pour le» manufactures ueisssntes de l'Angleterre.

î Lt fameute eornpflnic de \'A$êunlo tirait élé spécialement formée pour l« commerce (ira esclaves nègre», et, en comparant l'odieui privilège réclamé • «lie époque par l'Angleterre, avec tous te» actes prohibitifs Je la traite dans I* Hècle suivant, on est fiappé des progrès de la civilisation et de l'esprit dire- "««dsiis la politique européenne

LIVIIE V|. CIIAFITRF. II.

lement quatre mille huit cents nègres en Amérique, et en outre la permission d'expédier tous les ans un navire de cinq cents tonneaux à Porto-Bello : elle s'engagea enlin ià n'aliéner aucune de ses immenses colonies et à ne point donner de privilège à une autre nation pour le commerce des Indes. L'Espagne fit d'autres traités avec la Hollande, le Portugal et la Savoie, et adopta les clauses des traités conclus par la France avec ces divers Etats.

L'empereur Charles VI refusa d'abord de coopérer à la paix dVtrceht : il y fut contraint par de nouveaux snecès que Villars obtint sur Eugène : celui-ci reçut enfin l'ordre de négocier : un premier traité fut signé entre eux à Rastadt, et le 9 septembre suivant, la paix définitive fut Vàh de Rade, conclue à Bade entre la France, l'empereur et l'Empire. Sept. m». L'empereur obtint les Pays-Bas, le Milanais, le royaume de Naples, démembres de la monarchie espagnole; il recouvra Fribourg et tous les forts sur la droite du Rhin ; la Frauce conserva L un Lui et la rive gauche du fleuve : l'électeur de Bavière fut rétabli dans ses droits et dignités, et tous les princes souverains de l'Empire rentrèrent dans leurs possessions.

Telle fut la fin de cette guerre sanglante qui avait duré douze années. Personne en Angleterre n'avait pris aux négociations pour la paix une part plus active que le secrétaire d'Etat Saint-John, et déjà la reine l'avait récompensé en l'élevant à la pairie avec les pitres de baron de Saint-John et de v icomte de Bolingbroke; mais

l'opinion publique se montra sévère. Le traité d'LT- CoD.^érjiioD. trechtj que le parti de la cour ^Jébra œmme unc

pu d'uirccbt. conquête, fut au contraire flétri comme une trahison * par les whigs et par une partie considérable de la na-

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