‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 39 sur 145 · ID · texte numérisé non relu

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lion ». Il assurait, il est vrai, d'importants avantages à l'Angleterre, mais en même temps il eédait ec qui avait été l'objet capital de cette longue lutte, en accordant I Espagne et l'Amérique à un Bourbon, au petit-fils de Louis XIV. Cette grande concession, nous l'avons dit, était devenue nécessaire par suite de l'avènement de l'archiduc Charles à la succession des Etats héréditaires de la maison d'Autriche et de son élévation à l'empire: mais il est à présumer que le gouvernement anglais aurait pu imposer ou obtenir des conditions meilleures; ce fut surtout par la manière dont les négociations furent conduites qu'il encourut de justes reproches. « Qu'un gouvernement, dit a ce sujet un éminent historien, ait conspiré contre des alliés sans le concours desquels il s'était engagé à ne point traiter; qu'il ait retiré ses troupes au milieu d'une campagne, laissant ses confédérés exposés à être écrasés par des forces supérieures; qu'il ait trompé ceux-ci par une fausseté insigne; qu'il ait enfin représenté la reine triomphante de la Grande-Bretagne plus empressée pour la paix que son ennemi vaincu ; ce sont là des faits si honteux pour Bolingbroke et même pour Oxford, qu'on peut à peine les pallier en établissant la convenance du traité même 2. » Mais Bolingbroke était déjà engagé à cette époque dans 'des intrigues dont le succès ne pouvait être obtenu que d'une pacification avec la France : il avait conçu l'espoir de rétablir les Stuarts sur le trùne, et conspirait dans ce but avec les jacobites. Les circonstances favorisaient ses vues : les élections

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