‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 42 sur 145 · SIS · texte numérisé non relu

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de ceux qui survinrent dans les mœurs publiques et dans les lois. L'industrie manufacturière était encore peu avancée au commencement de ce siècle, mais le commerce extérieur fit de grands progrès : on vit, plus particulièrement depuis lors, les Anglais s'attacher, dans leurs traités avec les nations étrangères, à faire prévaloir leurs intérêts mercantiles , et ils s'ouvrirent d'immenses ressources par leur trafic toujours croissant dans les Indes. L'usage devenu chaque jour plus fréquent du café, du thé, du sucre et de quelques autres denrées coloniales considérées aujourd'hui comme de première nécessité, se fit sentir dans les mœurs générales. Le nombre des cafés et autres lieux de réunions publiques saccrut rapidement : leur établissement ne fut pas, nous lavons déjà vu, sans quelque influence pour le développement de la vie sociale dans l'Occident ', surtout à Londres, où il donna une activité nouvelle aux relations politiques, commerciales et littéraires2.

Les lettres brillèrent d'un vif éclat sous le règne d'Anne qui, pour cette raison, a été appelé ïàge auguste de l'Angleterre : toutefois la révolution de 1088, si salutaire au point de vue politique, ne parut pas avoir exercé tout d'abord sur le génie philosophique et littéraire de la nation l'influence la plus désirable. « Le dégoût profond , dit un éminent critique, qu'avaient excité les entreprises et les vengeances du zèle religieux , tourna beaucoup d'esprits à l'indifférence et au scepticisme 1 » Vainement des théologiens d'une

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