‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 47 sur 145 · I. Mac-lulo>l> ivail j*rvi avec ce yraJc sur li continent · texte numérisé non relu

I. Mac-lulo>l> ivail j*rvi avec ce yraJc sur li continent

dans toute la Grande Bretagne; mais, il ne se manqua point à lui-même et prit des résolutions vigou-

N^yrwéncrgi. reuses. Il fit passer un bill qui déliait les hommes des ,lrt* clans de toute obéissance et de tout devoir envers un chef Su,pJ">,M" rebelle : l'acte d'habeas corpus fut suspendu : le roi put

riMbcn ro.ims. ordonner l'arrestation des suspects et les retenir en prison; une prime de 10,000 livres sterling fut offerte à qui livrerait le prétendant mort ou vif; de nombreuses arrestations furent faites à Londres, à Edimbourg, à Oxford, dont l'université était toujours jacobite, et dans le Devonshire, où l'on redoutait le plus grand effort de la guerre civile : on leva vingt nouveaux régiments; six mille hommes que la Hollande s'était engagée à fournir au gouvernement hanovrien en cas de péril, furent immédiatement demandés et appelés sur le sol anglais : le duc d'Argyle fut en même temps investi du commandement supérieur en Ecosse, et reçut l'ordre d'y étouffer la Le rébellion. Ce seigneur, si puissant par l'autorité que lui

duc dArCîu. donnajent gon nom et ^ ,mmenses possessions, avait

antérieurement commandé les forces anglaises en Espagne, et unissait aux talents militaires ceux de l'homme d'Etat. 11 avait aussi de la réputation comme orateur: ces dons divers, joints à une rare distinction de manières et à une grande expérience, faisaient de lui un des hommes les plus remarquables de son époque, et dans la mission difficile qu'il avait à remplir, il se montra, par le talent et la conduite, au niveau de la situation.

La ville de Stirling fut désignée pour le quartier général et pour le rendez-vous des troupes royales en Ecosse. Le duc s'y trouva avec un seul bataillon et cinq cents die* aux, quand déjà tout le nord de la contrée et la

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côte de Fifo étaient au pouvoir des insurgés, dont les orces s'élevèrent rapidement à huit mille hommes. Si de Mit, au lieu d'attendre dans l'inaction de nouveaux renforts, eût immédiatement marché avec son armée en An- comte «ic M.r. Klelerre et rallié les comtés du Nord, en majorité catholiques et dévoués aux Stuarts, aucune force jusqu'à Londres n'eut arrélé l'insurrection triomphante. Mais il resta plusieurs semaines inaclif à Perth, donnant à d'Argyle le loisir de se fortifier, tt au cabinet le temps d'étouffer en dhers lieux la rébellion menaçante, entre autres dans le Iievonsliire, où Ormond la trouva éteinte à son arri vée, et se rembarqua sans avoir rien entrepris. Enfin , après de longs délais , seiic cents insurgés , sous les ordres de l'intrépide Mac intosh, franchirent le golfe du Forth, et réussirent à s'emparer du port de Leith, près

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d'Edimbourg. D'Argyle, par un mouvement rapide, vre sauva celte capitale, et, s'appuyant sur elle et sur la forte place de Stirling, il tint en échec durant deux mois une armée trois fois plus nombreuse que la sienne, mais composée d'éléments hétérogènes et indociles, et déjà affaiblie par l'insubordination cl la discorde.

Le soulèvement des comtés septentrionaux de l'Angle- d^"^sh^np. terre, que Mar n'osait provoquer à la tète des forces con- ^ukmut sidérables dont il disposait, fut obtenu par le simple l'A^Ucrre. effort du jeune comte de Dcrwcntwater et d'un autre jeune <7f5> uommedu Northumberland, appelé Forster, très-influent dans le pays et jacobite, quoique protestant. Ils proclamèrent le prétendant à Warkworth au son des trom pelles, et marchant au sud avec un petit nombre de partisans, au premier rang desquels était le brigadier Macintosh, ils traversèrent sans rencontrer aucune ré-

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sistance sérieuse le Northumberland, le Westmoreland et une partie du comté de Lancastre : ils allèrent ainsi jusqu'à Preston, sur la Ribhle, au nombre d'environ deux mille hommes commandés par Forster : là fut le terme de leurs succès. Les généraux Wills et Carpenter réunirent toutes les forces royales disponibles dans le voisinage, et livrèrent aux insurgés, sous les murs de Preston, un combat sanglant à la suite duquel Forster se rendit avec quatorze cents des siens. Beaucoup de chefs de marque, entre autres le brigadier Mac-Intosh, les lords Dcnventwater, Nithisdale , Kenmure et Nairn, furent au nombre des prisonniers, et l'insurrection des comtés anglais fut ainsi étouffée dès son début. Celle d'Ecosse approchait de son terme. Montrose et Dundee avaient jadis, en moins de temps et avec des forces de moitié inférieures, compté de nombreuses victoires, et Mar, avec son armée, était encore immobile à Perth. Stimulé enfin par l'impatience de ses montagnards et par la nécessité, il se mit en marche vers le sud avec enw ron huit mille hommes; le duc d'Argyle n'en avait encore réuni que quatre mille; néanmoins il se porta résolument au-devant de l'ennemi. Les deux armées se rencontrèrent aux environs de Dumblanc, à Sheriffmuir. Là siicriffimiir. se livra une bataille très-sanglante et indécise. Des deux côtés on s'attribua la victoire : Mar cependant, et quoiqu'il eut l'avantage, commanda la retraite et se renferma de nouveau dans la ville de Perth, où il vit son armée bientôt considérablement réduite par le mécontentement et la désertion. C'est alors, et quand sa cause était déjà |)erdue, que le chevalier de Saint-George, longtemps retenu malgré lui sur le continent, débarqua en

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Ecosse cl se rendit à Perth, où, à la vue du petit Marquer», m

pre découragement plus qu'il ne les fortifia par sa précoce Les forces d'Argyle s'étaient beaucoup accrues; il prit à son tour l'offensive : Mar n'osa livrer une nouvelle bataille, et le 30 janvier, tandis que les derniers clans restés fidèles au prince demandaient avec instance Tordre de combattre, Mar donna celui ri évacuer la ville et de se diriger vers le nord. Peu de jours après, le chevalier de Saint-George, accompagné de son général malheureux et d'un petit nombre de serviteurs, quitta secrètement ^lour m t farméeet s'embarqua pour la France. Sa fuite fut le signal Fi» d'une désertion générale, et mat lin à cette rébellion re- c ",Mlr doulable à laquelle il n'avait manqué pour réussir qu'un ,7,c nouveau Dundee : mais ce fut la destinée des Stuarls de l>osséder d'habiles généraux sans armées, et en d'autres temps des armées sans chefs expérimentés pour les conduire et de voir ainsi avorter toutes leurs entreprises.

Le prétendant, de retour en France, imputa une partie de ses revers à Bolingbroke, et après lui avoir fait un accueil cordial, il lui retira tous ses pouvoirs, et porta le dernier coup à sa propre fortune en se privant du seul homme qui fût, par ses talents, en état de l'améliorer, sinon de la rétablir. Cette entreprise désastreuse eut pour dernier résultat l'ajournement indéfini des espérances des jacobins, la désolation et la ruine d'une multitude de familles. Quelques prisonniers furent assez heureux pour l'échapper, plusieurs furent relâchés , d'autres périrent

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