‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 5 sur 145 · I . .Macjulav tbiïi · texte numérisé non relu

I . .Macjulav tbiïi

GULLMMfc III ET MARIE 11.

volution l'ut conservatrice , là elle fut destructive. Les Anglais, dit l'éminent historien déjà cité S se plaignaient moins des lois que de leur violation : ce fut pour conserver ces lois, pour maintenir leur autorité , qu'ils s'insurgèrent, et la convention réunie à Westminster, quoique irrégulièrement convoquée, fut constituée selon les formes légales du parlement; aucun membre ne siégea dans l'une ou l'autre chambre sans droit héréditaire ou sans mandai légal. Il n'en fut pas ainsi en Ecosse : dans ce pays la loi même, faite après la restauration par une minorité réactionnaire et violente, était en op|K)silion perpétuelle avec l'intérêt commun et le vœu général, et Jacques 11 s'était rendu plus impopulaire en contraignant le |HHiplc d'ol>éir aux lois ainsi décrétées par ses propres législateurs qu'il ne l'eût été en les violant. L'Eglise légalement établie était odieuse dans le royaume : quelques-uns des hommes les plus justement considérés et les plus populaires se trouvaient proscrits et exclus de la représentation nationale; et, à moins d'annuler plusieurs votes oppresseurs des derniers parlements tenus en Ecosse et quelques détestables sentences des cours juridiques, il eût été impossible de réunir une convention qui fût l'expression du pays et qui commandât le rct'|iect et l'obéissance 2. liuillaume pourvut aux nécessités de la situation i>ar un acte de son autorité. Il appela à siéger dans la convention d'Ecosse quelques

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