‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 60 sur 145 · Tindal · texte numérisé non relu

Tindal

2. Les meilleurs es-pPit* un Angleterre sont encore aujourd'hui partagé* tor les réformes qu'il eùl été avantageux d'accomplir il y a un siècle. M. Macaulsy pense qu'il y aurait eu tout avantage a supprimer dès celle époque les ïranrhi»ca des bourgs pourris comme on l'a fait de nos jours. Lord Mshon penrr, au contraire, que si l'aristocratie n'cùl pas eu alors l'influence électorale que lui donnaient «es bourgs, toutes les mesures iniques, ridicules ou désastreuses proposées par les partis violeuls a la clmte de Walpole, auraient trouvé faveur dans les communes.

3. Le tory Smolelt est d'accord sur ce point avec les meilleurs historien» àa parti whig. • Le nation se plsigoit, dit-il, de ce qu'au lieu d'un (bangenrnl total d'hommes et de mesures, l'ancien ministère était, au euntraire, fertisV par l'union de ceuv qui L'avaient renversé, et de ce que les anciens intéreti dominaient dans le parlement avec une plus grande influence. * (Smnlclt, Hist. d'Ângl., I. IX, e, vu.)

uté véritable, si elle n'eût été portée par ses auteurs fort au delà des limites nécessaires.

De toutes les questions à débattre, celle sur laquelle la roii des partis semblait l'écho du vœu public, le procès à faire à Walpole, fut la première agitée. La motion* élo* d« ,

walpole.

quemment combattue par son fils Horace, mais soutenue par William Pitt, fut volée & une faible majorité de sept 17 i2' voix et il fut dit que l'enquête ne porterait que sur les dix dernières années. Le comité désigné pour s'en occuper fut formé presque tout entier des ennemis du ministre déchu, et cependant, après de minutieuses recherches, les faits de corruption notoire que le comité put établir à la charge de Walpole, se réduisirent à un nombre très faible, et fort inférieur à l'attente générale de ses adversaires. Un bill détestable fut alors présenté pour as- um propoté surer leur vengeance. On proposa de promettre l'absolu- ^ a^"r tion ou l'impunité à tout témoin qui viendrait déposer au*

..... c . dénonciateur*.

contre Walpole, et de le soustraire ainsi d avance a la responsabilité de son témoignage. C'était donner un encouragement aux ressentiments particuliers , c'était faire un appel aux délateurs. Ce bill enlevait à l'accusé toutes les garanties que donnait aux citoyens la constitution et les lois. On s'indigne de la servitude dans laquelle los partis retiennent souvent leurs plus illustres membres, et des extrémités violentes auxquelles ceux-ci sont entraînés par l'ambition, en voyant William Pitt, l'auteur des mesures les plus glorieuses pour l'Angleterre, l'élo-

I. Bien ne démontre mieuT que co résultat combien était restreint dans t«u» l» psrtis 1« nombre des hommes sincères, lorsque, pour renverser Walpole, presque tous le dénoncèrent comme traître a son p«ys, et dqjnc des plus grands cbèlimem».

quent défenseur des droits des citoyens, appuyer dans cette occasion contre Walpole un acte aussi odieux. Le bill fut adopté dans les communes, mais il échoua dans l'autre chambre, où Carteret le combattit, et où le lord chancelier Hardwick le flétrit en ces termes : a Dans mon opinion, dit-il, ce bill est calculé pour rendre toute défense impossible, pour enlever à l'accusé toute protection, pour déchaîner sur le monde l'oppression et le parjure : il est fait pour éblouir les méchants par la pers pective d'une sécurité absolue et pour les encourager à acheter l'absolution d'un crime par un crime nouveau... le comité, par un statut si vague, se trouvera investi du -pouvoir de s'enquérir sans limites et de juger sans contrôle. Ce bill confond toutes les notions du bien et du mal, et j'y vois un tel danger et une si criante injustice* u Mt rejet* que je consentirais plus volontiers à le voir rendu contre le/iVrds moi"même quà le voter dans le procès d'un autre1.») qu'un bill La motion fut rejetée par les pairs à une forte majorité1. U Mppei L'attaque dirigée dans cette môme session contre la l'tcie .eplennil. septeniialité n'obtint pas plus de succès, et Pulteney (lord 4742 Bath), qui dans l'opposition avait été l'un des plus violents adversaires de l'acte septennal, le défendit maintenant et le fit maintenir.

Le brillant Carteret, doué de tous les dons du plus heu reux génie, ne sut pas mieux échapper que son collègue Pulteney aux influences de la nouvelle situation qu'il occupait, et après avoir longtemps tonné contre les ten-

1. Parliamentary hùtory, tlcbales in ibc lordi ou ibc bill lu iodemaif) endioce. toi. XII, p. 643-733.

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