II
amena, au moyen de concessions mutuelles, une combinaison nouvelle et durable, luterreoiion Cette solution fut puissamment secondée par les efforts priiiîe**" de de la PrinceS8e douairière de Galles, mère du prince felb». George héritier du trône, dont la petite cour, à l'hôtel Leicester, était un des principaux foyers de l'opposition. La princesse et ses conseillers, dont le premier était lord Bute, qui occupait une charge de cour près du prince, jugèrent indispensable que Pitt et Newcastle fissent ensemble partie de l'administration. Il s'agissait de le leur persuader.
NécMiiié Lord Bute et lord Chesterfleld entreprirent cette inisl'unioiMicPiH s'on délicate que le succès couronna. Il y avait, en effet, ™k dit le judicieux historien de cette époque, les plus fortes raisons pour que Pitt et Newcastle consentissent à s'unir. Newcastle était tombé parce qu'il n'avait ni la faveur populaire hors du parlement, ni un éloquent soutien dans les communes : Pitt à son tour avait succombé faute de cette intelligence de la cour, de cette pratique électorale des bourgs, de cette influence occulte dans le parlement, que Newcastle avait acquises par une longue vie d'intrigues et à l'aide de son immense fortune : séparément, chacun d'eux manquait de force; mais unis, leur puissance devenait irrésistible, et si le duc pouvait se réduire a exercer son patronage, à accroître son influence dans les bourgs, et à multiplier ses créatures |>ar la libre disposition des petits emplois, Pitt, de son côté, poursuivrait en liberté les vastes desseins qu'il avait conçus pour la grandeur cl la gloire de son pays