‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 75 sur 145 · SUmondi, ul supra · texte numérisé non relu

SUmondi, ul supra

3. Traduit en jugement pour dé»obrit<ance, lurd G. Sacleville fut dtvlate incapable de »er%ir dan* l<< armée* anglais». Il rentra M grâce dans la mil* et eut uiu- part activa dam le Rouvenieiu.nl du nnaumo.

Dans le cours de cette année si fatale à la France, la mer ne lui fut pas plus propice que le continent. Deux flottes, réunies l'une à Toulon sous M. de la Clue, l'autre à Brest sous M. de Conflans, avaient reçu Tordre de seconder une descente projetée des Français en Angleterre. Ce vaste plan, dont les vents contraires firent ajourner l'exécution, avorta entièrement : la flotte de àtt nfl^r".n- Toulon, après avoir franchi le détroit de Gibraltar, fut Ç»»«>J*I" atteinte le 18 août, par l'amiral Boscawen, à la hauteur QuiUroo du cap Sai ni- Vincent, près de Lagos, dans les Algarves *• 1759. elle fut battue : l'amiral la Clue tomba mortcllemen blessé au commencement de l'action : les Anglais prirent ou brûlèrent quatre vaisseaux, les autres échappèrent et trouvèrent un refuge à Cadix. Trois mois plus tard, le 20 novembre, la flotte de Brest eut le même sort : l'amiral Hawke la rencontra près de Quiberon et lui livra bataille, dans une nuit orageuse, au milieu des écueils qui défendent la côte : trois vaisseaux français furent coulés à fond, deux sombrèrent, un fut pris, plusieurs autres échouèrent et furent brûlés sur le rivage. Le reste de la flotte flt force de voiles et chercha un refuge dans les eaux de la Vilaine, où les bâtiments demeurèrent engagés sans pouvoir en sortir. Dans ces journées l'avantage du nombre fut du moins du côté des vainqueurs1, triste adoucissement aux douleurs de la France, saignant déjà de tant de blessures et qui vit ainsi renversées et détruites les vastes espérances qu'elle avait fondées sur sa marine. Les nouvelles des Indes enfin, où déjà, comme nous le dirons bientôt, succombait

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