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Lally ne tenta aucune entreprise importante durant le reste de cette année (1759) où Clive accrut sans cesse, dans le Bengale et jusque dans la cour de Delhi, la crainte et le respecl des armes britanniques et de son nom. Informé de l'invasion des états du nal>ab Meer Jaîfier sa créature, par Shah Alum, ûls aîné de l'empereur, qui à la tète d'une armée considérable avait envahi la ville de Patna, il rassura le nabab épouvanté 4 et mar- Mpioiudeciifecua sur-le-champ à son secours avec un faible corps dont 1759. cinq cents Européens. Le seul bruit de son approche terrifia l'ennemi qui n'osa l'attendre : le siège de Patna fut levé et la guerre terminée. Une autre expédition, commandée par le lieutenant colonel Fordes, fut dirigée par ses ordres dans les circars, province du Cartialic, défendue par quelques troupes françaises sous le marquis de Constant : Fordes les battit et enleva la ville de Mazulipatam. 11 eut plus tard à repousser de nouveaui adversaires : les Hollandais redoutant pour leur établissement de Chinsura, la puissance toujours croissante des Anglais, envoyèrent, de Java dans THooghlv, sept vaisseaux portant quinze cents hommes de troupes, avec A*™"" l'ordre de remonter le tleuve et de demander compte de Hollandais, plusieurs griefs à la présidence de Calcutta. Quelques actes de violence furent commis par les Hollandais à leur entrée dans i'Hooghly 2. Clive n'attendit |>as leur
1. Il écrivit au nabab ce» paroles remarquables : « Ne traite* pas avec vos ennemis. Tenet pour certain que les Anglais sent de* alliés ferme», inébranlables, et qui n 'abandon ne») jamais ums cause lorsqu'ils l'ont une fois son tenue. » — Lettre de Clive, 10 février 1759.
2. Ils enlevèrent de» pilotes anglais dont ils arrachèrent lca aervicet par la contrainte.
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attaque : Fordes par son ordre les combattit avec des force* inférieures. Les Hollandais furent battus sur le fleuve et sur terre et perdirent tous leurs vaisseaux : ils se hâtèrent de négocier, payèrent les frais et désavouèrent toute intention hostile. Clive dont la santè était île nouveau gravement altérée, retourna bientôt après en Angleterre, mais il laissait dans les Indes un digne successeur.
Le colonel Eyre Coote était récemment débarqué (octobre 4759) avec des forces régulières. Cet officier avait combattu avec distinction sous Give à Plassey, et il était destiné comme lui à une grande illustration militaire. Il réunit sous son commandement deux mille Européens et environ quatre mille ci payes auxquels il communiqua son ardeur, et son premier fait d'armes fut l'attaque et la prise de l'importante forteresse de Wandewash située à égale distance de Madras et de Pondicbéry et dont les Français avait réussi à s'emparer, Lally alors rentra en campagne et mit le siège devant cette place. ^ v»cioir« Mais les Anglais commandés par Coote vinrent lui pré- Evre Cnole
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senter la bataille avec des forces supérieures sous le feu Je la forteresse assiégée. L'action s'engagea et bientôt, 1760 malgré les brillants exploits des Français et de leur Kenéral, le nombre l'emporta, ils furent vaincus : Bussy demeura prisonnier, et Lally avec les débris de son armée rentra dans Pondicbéry.
La victoire des Anglais à Wandewasbeut, comme celle fa PJassey, d'immenses résultats et assura leur ascendant dans le Carnatic, comme la première l'avait établi dans te Bengale, ils reprirent A rente et plusieurs autres places, puis ils marchèrent sur Pondicbéry. Instruit trop tard
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par ses revers, Lally rechercha enfin l'alliance des indigènes et conclut un premier traité avec un puissant chef de l'armée de Mysore, Hyder Ali, dans la suite très-célèbre; mais une révolution intérieure, survenue dans l'état de Siège rt prise Mysore, rendit ce traité illusoire, et les Français dans l'ondîciitfrv. Pondichéry furent abandonnés à eux-mêmes. Le feu des nôo-nel Anglais s'ouvrit contre la place dans la nuit du 9 décembre 1760. Kien n'y avait été prévu pour un siège: bientôt la famine se déclara, il fallu! se soumettre, et le 16 janvier suivant la ville se rendit sans capitulation. La garnison et son général furent faits prisonniers de guerre. Lally revit plus tard et pour son malheur le pays d'où, peu d'années auparavant, il était sorti superbe et confiant dans sa fortune, et où il trouva, au retour, des fers et un échafaud. Avec Pondichéry, la France acheva de succomber dans les Indes, où sa domination fut à jamais détruite.
Pour ne point interrompre le récit des faits relatifs à la guerre en Orient, nous avons anticipé de quelques semaines sur l'histoire du règne suivant. Mori George H n'était plus : il était mort subitement, le 25
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oci. 1760. 9m dans je cœur . SQn rè?ne ful |l0ur |a Grande.Bre-
lagne, une ère de gloire et de prospérité : il s'éteignit au milieu du triomphe des armes anglaises, aux deux extrémités du inonde, et dans les incomparables splendeurs de l'administration de William Pitt.
Ce roi, dont la valeur militaire fut le seul trait brillant, son ponr.il. quejques autres qualités dignes d'estime, et un portrait judicieux à plusieurs égards, mais incomplet 1
I . Urd Waldtgme De rappelle, dana ce portrait, ni l'avarice rte Cn»rge B
nous a été laissé de lui par un des hommes considérables qui Font approché de plus près «George II, dil lord Waldegrave, a une saine intelligence, quoiqu'elle ne soit pas de premier ordre : il comprend les hommes et les affaires. Ses ministres lui reprochent trop de précipitation et d'emportement ; cependant il supporte trèsbien une contradiction respectueuse... Dès sa jeunesse il a aimé le travail, qui est devenu à peu près son seul plaisir. Il a plus de connaissance des affaires étrangères qu'aucun de ses ministres, et possède des notions générales et justes sur les ressources et les institutions de l'Angleterre ; mais ayant dépassé l'âge de trente ans à l'époque de la succession de la maison de Hanovre au trône, et ayant fait depuis une longue expérience de la violence des partis, de l'injustice des clameurs populaires, de la corruption des parlements et des mobiles égoïstes des prétendus patriotes, il n'est pas surprenant qu'il ait montré quelque préférence pour les gouvernements où moins de restrictions sont apportées à l'autorité royale : cependant ses prédilections personnelles ont été si parfaitement contenues par la prudence, qu'elles n'ont eu aucune influence sur sa conduite. Au contraire, plusieurs lois favorables aux libertés publiques ont été rendues et •I n'a été fait, durant ce long règne, aucune tentative |>our étendre, au delà de ses limites, la prérogative de la
i>> U li cuce de ses plaisir» dont I* reine Caroline dameura jusqu's U fin la •Wile ronGiienle. Les étranges anecdotes rapportées à ce sujet par Horace Walpole daus ses Réihini$cencts oi\i été confirmées par les mémoires récemment publié» \rt lord Herfey, qui renferment quelques détails presque incroyables •et les aveu* du roi et sur les complaisances de la reine. Vol. 1, p. 500 J02. I. Telle est aussi l'opinion de M. Hallam, Uist.oontt. d'Angl., c. XVI
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couronne. H a autant de bravoure personnel!* que qui que ce soil, quoiqu'on ait pu mettre souvent en question son courage politique, mais ce défaut n*est pas un mal, car s'il se fut montré, dans le cabinet, aussi résolu, aussi inébranlable qu'on l'a vu à Oudenarde, et à DetUngen,il n'eût pas été ce qu'il faut que soit un prince dans une monarchie limitée K »