I. Lord Brougharo, Gtcrgt* lit
3. E*t-il méconlenl? ta colère n'éclate point en mouvements ioip<48«ji, maii il devient «ombre, taciturne et »e renferme dani «on cabinet, non po«r e*»ayerde m calmer par l'élude ou la méditation, mais pour nourrir «on m- •eutimeol. Waldegrate, ut tuprà.
sais, qui sous un extérieur avantageux, sous les formes pompeuses d'une gravité affectée, cachait beaucoup d'ignorance, de présomption et de légèreté Il n'occupait encore qu'une charge de cour 2, mais aussitôt après l'avénement du roi, lord Bute fut nommé membre du con- i»n«/"f«
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seil privé : on s'aperçut bientôt de son influence toute- lord nui«\ puissante dans les affaires et chacun vit en lui le nouvel astre vers lequel les courtisans et les ambitieux tournaient leurs vœux et leurs regards.
La destruction entre les anciens partis, étouffés dans les dernières années par les prodigieux succès de l'administration de William Pitt, reparut au début du nouveau règne; rien n'y contribua autant que l'élévation du nouveau favori : on donna généralement à ses partisans le nom de lorys et celui de tchigs à ses adversaires. Mais de cette époque date aussi un fait d'une grande importance pour le maintien de la paix publique en Angleterre, ce fut l'extinction presque complète du parti jacobite. Beaucoup d'hommes de familles anciennes, qu'un sentiment d'honneur avait tenus à distance du trône sous des princes hanovriensde naissance, et contre l'avènement desquels ils avaient énergiquement protesté lorsque les Stuarls conservaient encore quelque chance de remonter sur le trône de leurs ancêtres, n'hésitèrent point à se rallier à • un roi jeune, né en Angleterre comme eux, attaché au
|, Lord Waldegrat», Mémoires, 38. Lord Bute, dut» cet outrage peu élcndu el peu connu, eil peint de main de maître et jugé lrè*-sé«erenic»t par l'auteur duul il était connu, cl qui rappelle à ton occasion ce mol du prime de Galles Frédéric, père de George III. Lord Uule, disaii le prince, ferait un ficellent ambassadeur dans uue cour où il n'y aurait rien a faire. ld., ibid.
J. Celle de gentilhomme de la chambre du prince de Gallct.
pays el à ses lois, et qui n'avait à leur reprocher aucune rébellion contre sa personne; on vit ainsi un grand nombre d'auciens jacobites reparaître à la cour où ils grossirent pour la plupart les rangs des torys.
Aucun changement sérieux ne fut apporté d'abord ni à la politique extérieure et guerrière dans laquelle le roi annonça l'intention de persévérer, ni dans 1 administration intérieure dont William Pitt demeura le chef. Mais ce grand homme d'Etat reconnut bientôt que la situation n'était plus la même, qu'une influence secrète, étrangère Gr.i,acUcur au cabinet, cherchait à le dominer. On savait lord Bute
île
lur.i Buic. en possession exclusive de l'oreille et de la faveur du roi, et déjà, pour satisfaire son ambition plutôt que par une o ,. . sollicitude réelle pour le bien du pays, Bute se faisait l'or-
Sa politique, 1 r J
gane d'une politique pacifique, toute contraire à celle de Pitt, contre qui il dirigeait sourdement une guerre perfide de journaux et de pamphlets
Le roi cependant continuait à recevoir de toutes parts des témoignages d'amour et de dévouement ; il ouvrit la session parlementaire par ces belles paroles : a Né et élevé dans ce pays, je suis fier d'être appelé enfant de la Bretagne, et ce sera toujours le plus grand bonheur de ma vie, d'accroître le bien-être du peuple dont la loyauté et l'attachement ne cesseront pas d'être considérés par moi comme les plus fermes soutiens de mon trône 2. « Le parlement, qui selon l'usage devait être dissous dans les
1. Voye* h ce sujet, le curieux journal de Dod'uigton [Dodinglon'i £»iar*); 10 jentier 1761.
2. Ce discours, dit lord Mabon, avait été composé par le chance lier Ben!* wicke et revu par Pitt ; mais le roi y ajouta de m main les paroles que nous Tenons de citer. — Mit. d' Angleterre depuis la paix d'Llreekt, c. xxxrn.
six mois après l'avènement du nouveau roi, porta, sans opposition sérieuse à huit cent mille livres sa liste civile », vota un subside d'environ vingt millions sterling, Wi et continua la subvention de six cent soixante-dix mille litres au roi de Prusse, que Pitt appela le magnanime allié de l'Angleterre. Les deux chambres votèrent égale- Bill ment, dans cette courte session, un bill par lequel les
«lance
juges obtinrent la permanence de leurs fonctions et de JUC,S' leur salaire, qui, par les statuts existants, eussent expiré avec le règne précédent. Ce bill, si important pour Tin- Dissolution dépendance de la justice, fut rendu à l'unanimité; quel- p^i^t, ques heures plus tard, le parlement fut dissous 2. Mtrj n6l
In changement significatif survint alors dans le cabinet : lord Bute v remplaça lord Holderness dans sa Bu'£
1 * secrétaire d Lia'.
charge de secrétaire d'Etat 3, et ce nouveau collègue fut donné à Pitt sans qu'il eût été ni consulté ni averti. Celui-ci se contraignit néanmoins, résolu à supporter des torts qu'il saurait dédaigner aussi longtemps qu'il ne serait point troublé dans la double direction de la guerre et des négociations à l'étranger, bien résolu d'ailleurs à renoncer à sa charge plutôt qu'à sa politique. Les divisions renaissantes entre les partis étaient encore peu sensibles et n'eurent qu'une très-faible influence dans les élections nouvelles, où Ton se préoccupa beaucoup inoins des principes que des personnes, et dans les-
1. Le roi de son côté avait abandonné Ict diverse» branche* de ton revenu héréditaire.
2. Le célèbre orateur de» commums Oosluw, se relira a cette époque, après avoir présida trente au» la chambre avec honneur.
3. Lord Holderneai obtint comme compensation la survivance de la charg > Jucrelire de c«rdion des .inri porta.
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raies.
Mariage et
couronnemenl du roi.