‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 8 sur 145 · LAI ME III ET HABIB II · texte numérisé non relu

LAI ME III ET HABIB II

néral Mackay les commandait et fut reconnu à Edimbourg par les états commandant général des forces écossaises pour le roi Guillaume. Mackay se mil rapidement en marche vers le nord à la recherche de Dundee qu'il poursuivit en vain dans les montagnes. Des deux parts, et dans l'attente de renforts demandés, les opérations furent suspendues jusqu'au mois de mai. A cette époque la majeure partie du clan d'Athol se prononça pour Jacques II tandis que le marquis son chef se tenait éloigné par prudence ou par irrésolution du théâtre de la guerre. Blair Athol, sa résidence, était occupé par ceux de son clan qui s'étaient déclarés en faveur du roi Jacques. Son fils aîné avait proclamé le roi Guillaume, et à la tète du reste , de sa tribu il assiégeait la demeure de ses ancêtres. Blair Athol, par sa position forte et centrale, était un |H)int d'une grande importance militaire. Dundee résolut de conserver cette place au roi Jacques, tandis que Mackay accourait au secours des assiégeants. Dundee le prévint, il enleva par surprise la ville de Perth, point intermédiaire de communication entre la capitale de l'Ecosse et Blair Athol, et déjà le siège de cette résidence était levé lorsque les deux armées se rencontrèrent dans les som- Rencontre

des

bres gorges de Killiecerankie. L'armée de Mackay eomp- dcin tTn,6ett tait trois à quatre mille hommes de bonnes troupes : Dundee n'avait reçu d'Irlande qu'un renfort insignifiant et n'avait encore pu réunir autour de lui que deux mille montagnards ; mais il lui eut été facile de fermer le passage à l'ennemi dans l'étroit défilé où il s'engageait. Cesoie de les purger do tout élément étranger avant de les envoyer à Edimbourg, il ils étaient Tort réduits en uombre lorsqu'ils arrivèrent à leur destination.

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feuille pendant, malgré son infériorité numérique, plein (te Kiiiiccrankie confiance dans la bouillante valeur de ses highlanders ioho. e* dans sa fortune, il permit à Maekay d'avancer, de franchir tous les obstacles naturels et le torrent de Garry qui roulait au fond des précipices ses flots écumeux. et il l'attendit, dans une plaine étroite à l'extrémité supérieure du défilé, en disséminant une partie de ses forces sur les flancs boisés des collines environnantes. Là, pensait-il, l'ennemi ne pourrait se déployer suffisamment pour l'attaquer, et la retraite, après un revers, lui deviendrait impossible. Ses pré> isions furent justifiées : les montagnards fondirent avec leur habituelle fureur sur les régiments écossais intimidés par leurs hurlements, leur aspect sauvage el leurs coups effroyables : ceux-ci furent la plupart prompteinent enfoncés, culbutés, précipités dans les abîmes. Maekay, après d'inutiles efforts, parvint avec peine a s'échapper avec quelques débris de son armée. Les deux seuls régiments qui tinrent ferme furent moissonnés par les redoutables claymores ; mais avec eux virioin succomba leur grand vainqueur. Dundee, le bras levé, - n».„w ordonnait une dernière charge lorsqu'une balle l'atteignit sous l'aisselle au défaut de la cuirasse : il tomba de cheval et mourut dans la nuit. On vit alors une fois de plus tout ce que peut le génie guerrier et l'indomptable énergie d'un seul homme pour la cause qu'il embrasse. Le jacobitisme paraissait n'avoir aucune sérieuse chance de vie en Ecosse avant la ligue des clans formée • par Dundee, et si ce chef illustre eût remporté une

seconde victoire, Jacques II eût régné de nouveau sur cette contrée asservie : il la perdit une seconde fois en perdant Dundee, à qui ses affreuses cruautés enlèvent ses

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