‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 91 sur 145 · LIVRE VI. GBAMTftK V · texte numérisé non relu

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més en souverains, sans que leur esprit ou leur caractère se fût élevé à la hauteur de leur situation actuelle, et il n'était bruit que de l'insubordination et des rapines de leurs agents, comme des souffrances et des injures de la population indigène sous leur domination. Pitt résolut de faire cesser un état de choses devenu intolérable; son génie conçut dès lors un vaste plan à peu près semblable à celui qui fut adopté plus tard, par d'une enquête les efforts et sous l'administration de son fils; et, l« îffîire» comme un premier acheminement à l'exécution de son , „ do . plan, il demanda et obtint, non sans rencontrer la plus

la Compagnie 1 '

d« i» tci. vive résistance, qu'une enquête parlementaire fut votée H87 touchant la situation de la Compagnie et sur son administration dans les Indes. Là s'arrêtèrent ses succès : ce fut son dernier effort personnel comme ministre de la couronne et chef du gouvernement : il fut atteint, vers celle époque, d'un mal nerveux d'une espèce étrange et inconnue, qui affecta sa haute intelligence et le retint dans un état de prostation absolue. Il s'enferma et s'isola, se refusant à toute communication extérieure, et sus- M.Udie pendant toute relation avec ses collègues, comme honl<.d cttum. teux de se laisser voir si inférieur à lui-môme l.

La plus complète anarchie dans le cabinet fut l'inévitable résultat de l'absence et de la totale inaction de son chef 2 : au lieu des avantages que celui-ci s était promis

1 . Il demeurait de» journées entière! appuyé *ur la table, la tète dans m mains et ue souffrait personne prêt de lui dans la chambre. — Lettre de Tfce mu Wkatctty à tord Lytlleton.

î. Leduc deGraftou seul fui admis près de lord Cbatatn el lenia plusieurs foi. tant succès de le rappeler à lui-même ; il le lrou*a plongé .Uni un llemeul qui le rendait incapable de prendre aucune résolution sé.ieuw, H

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en composant son ministère d'éléments non homogènes, de toutes parts surgirent des inconvénients et des périls : l'administration, sans boussole comme sans unité, se divisa, s'affaissa, et se décria elle-même par l'organe du kmh* plus spirituel de ses membres qui ne craignit pas, en le cabinet, plein parlement, d'appeler sur elle le ridicule et le mépris, en présence dune opposition factieuse, désunie comme le cabinet et hors d'état, par ses propres divisions, de saisir le pouvoir et surtout d'en user. Cette déplorable situation se prolongea près de deux années durant lesquelles l'un des deux secrétaires d'Etat, le duc de Grafton, fut considéré comme premier ministre, sans en posséder les attributions réelles : il grandit encore en importance après le décès de son collègue, le spirituel et brillant, mais léger Charles Townshend, chancelier de l'Echiquier, qui mourut subitement et fut remplacé par un homme appelé plus tard à gouverner l'Angleterre dans des temps orageux, par lord North

Le cabinet atteignit ainsi l'année 1768, terme de dupa^'cni.

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l'existence septennale du parlement, qui fut dissous le uoti« g^n«Taia». il mars a. Jamais la corruption ne se montra plus ef-

le meut dépours u de l'énergie nécessaire §oil pour exercer sa charge, *nil pour t'en d'metlrr. — Lord Mahon, ut $uprà.

1 . Dan» le couraut tic décembre, le comle Gower devint président du conseil rl lord Wcymouib, Mvréleite d'Etal. In troisième secrétaire d'Etal, ayant Ira affaires des colonies dans ses attributions, fut nommé, rc fut lord Hills» borough.

2. la tiès-petil nombre de mesure» importantes furent décrétées ou disculpes dans les derniers lemps de celle |.«gi»lature ; parmi celles-ci la plus dipne d'attention peul-éiie csl l'acte nommé Vti//«m Itmput bill, qui mit fin â un étal de chose par- lequel il n'existait aucune prescription de lemps contre le droit de possession de l'Eglise ou de la couronne. Il fut décidé par

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frontément qu'aux élections suivantes l. Le résultat le plus remarquable de ces élections, qui ne déplacèrent point la majorité, Tut le choix que fit le comté de Middlessex du trop fameux démagogue John Wilkes |»our son représentant. Wilkes était alors sous le poids d'une condamnation, et il avait osé reparaître en Angleterre avant d'avoir purgé sa contumace : il échoua à Londres comme candidat de la cité; mais il se présenta sur-lechamp aux élections de comté à Brentford et fut élu par une foule égarée, qui voyait en lui le champion et le martyr des libertés publiques, et qui se |K>rta aux plus graves excès pour assurer son élection. Une multitude de tisserands et d'artisans de diverses professions se réunirent aux environs du Poil *, fermant le passage à qui- Kicction conque ne portait pas au chapeau une cocarde bleue iMiatiMUM avec le chiffre quarante-cinq, en souvenir du Norlh Bri-

de

Jabn wiiket. ton et de son numéro condamné, ou ces mots sacramen- <7(i8 tels : Wilkes et liberté pour toujours 3. Les opposants fu-

rent en butte aux outrages, et l'infâme nom de Wilkes, à l'aide de ces coupables manœuvres, sortit le premier de l'urne électorale.

Cette élection fut la source des plus graves difficultés pour la chambre des communes où l'élection de Wilkes fut débattue. U s'était constitué prisonnier, mais une

ce bill, qu'il y aurait prescription après soisanle années de possession non contestée.

4. Le système de la Ténalite des suffrages fut poussé si loin, que le maire cl les aidermcu d'Oiford garantirent publiquement la réélection des députés de leur ville, s'ils voulaient acquitter le» dettes de leur corporation, qui s'élevaient a sept mille cinq ceuta livres sterling (180,000 fr.).

J. On nomme ainsi en Angleterre le Heu du acrutin pour lea électious.

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