I. Hildretlb't, Histonjoflhe unitei $tole$, fol. m, p
péril sa répugnance el ses craintes ombrageuses vis-à-vis de l'autorité militaire, venait par un acte récent d'accorder à son grand général une dictature de six mois, el Washington maintenant se trouvait armé, pour une courte période, il est vrai, de tous les pouvoirs nécessaires pour lever des hommes et leur assigner une solde el des récompenses, pour organiser une armée régulière en Axant la durée des engagements, comme |>our l'approvisionner en vivres el en munitions, nommer ou destituer ses officiers, désarmer et expulser au besoin les adversaires de l'union américaine, déjouer entiu les complots ou les punir. Des pouvoirs aussi grands auraient pu, eu d'autres mains, devenir dangereux, bien qu'ils fussent nécessaires; mais tout ce que Tau torité de Washington gagnait en étendue fut employé par lui au bien public. Son armée fut abondamment pourvue el le nombre des bataillons porté à eenldix : l'artillerie el le génie furent augmentés, Washington destitua et congédia les officiers incapables ou indignes, il les remplaça par des hommes qui, à défaut de glorieux services, offraient du moins la garantie d'une éducation libérale et d'une famille honorable '. C'est ainsi qu'il rendit force el confiance à son armée et qu'il la mil en état d'entreprendre des opérations plus importantes. Ses exploits eurent du retentissement à l'étranger, en France surtout, où ils accrurent sa
I. « l.i hiérarchie de» ra»g«, écrivait-il à celle époque, passe »ou»e»l àt \* vif civile d»us h rie militaire. Quand d'anciens senricr» n'calreut p*i «' fine de compte, la rrglc doit èlrc de tïieulier ki le randidal peulljuile m* passer |-our un gentleman, s'il a un vrai sentiment de l'honneur et aaeréf»* ia>ion a risquer. • \Va*li. wnl., I. iv, p. 139.