LIVRE IV. CIIU'ITHl: I
petit. Cette union est plus sûre pour l’Angleterre que celle avec la France »
p0iiii,|uc Henri VU, cependant, avait eu, avant de conclure
lenri vu cc mar>atf° . les torts les plus graves à l’égard de Jacques IV : après avoir signé avec lui une longue trêve, il avait presque aussitôt donné les inains à un complot criminel ayant pour but de l’arracher de son palais et de le livrer en son pouvoir î. La ruse, l’inconstance et la mauvaise foi présidaient alors aux négociations, dans la plupart des cours de l'Europe, politique honteuse et qui, en alTaihlissant l’Italie, aida puissamment aux succès de Charles VIH dans cette contrée, Henri VII avait été formé à cette école : il le lit voir dans sa conduite avec Jacques IV, comme avec l’archiduc Philippe, surnommé le Beau, souverain de la Bourgogne et des Pays-Bas, mari de Jeanne, héritière du trône de Castille du chef de sa mère Isabelle. A la mort de cette princesse, l’archiduc Philippe, appelé par les états de Castille, se rendait en Espagne pour disputer la régence de ce royaume à Ferdinand le Catholique, roi d’Aragon : battu de la tempête, il relâcha sur la côte d’Angleterre, où il descendit et fut arrêté. 11 se rendit au palais de Windsor, et le roi Henri VII, son parent, l’y reçut avec de grands honneurs, mais il abusa du hasard qui mettait l’archiduc à sa discrétion, pour arracher de lui le renouvcUement du traité de commerce entre l’Angleterre et la Flandre, traité fa-