I . Hume, llUt. d'Angl
qu’il poursuivait par une affection tendre ou par l’attrait du plaisir. Un écrivain célèbre a dit de lui : « Aucun personnage de l’histoire, avec autant d’intelligence et de courage, n’éveilla si peu de sympathie. Il portait un discernement subtil dans un esprit étroit. Son amour pour la paix serait digne des plus grandes louanges s’il fût parti d’une source plus pure ; mais cet amour dans Henri n’était que la préférence donnée à l’astuce sur la force, et qui caractérisait toute sa politique. S’il n’eut aucune des qualités qui attirent l’amour ou l’admiration, il lit du moins voir quelques-unes de celles par lesquelles les princes s’affermissent contre les dangers, la persévérance, la vigilance, et la hardiesse, tempérées par la circonspection '. » Il maintint, malgré de nombreuses révoltes, l’ordre et la paix dans l’Etat, et laissa au dehors en Europe un nom respecté. On peut, en un mot, appliquer à Henri le trait par lequel l’historien de Louis XI termine le jiortrail de ce prince : « A tout prendre, ce fut un roi. » Plusieurs lois importantes datent de ce règne : celle qui eut les plus graves conséquences permit à la haute noblesse et aux simples gentilshommes d’aliéner leurs terres en cassant les anciennes substitutions. «Cette loi, dit Hume, jointe à l’attrait du luxe naissant, produisit une révolution dans les fortunes ; celles des barons, autrefois immenses, se dissipèrent par degrés, et les possessions des communes s’accrurent. Celle révolution, selon toute a|*parencc, fut prévue et souhaitée par Henri, qui eut constamment pour système d’abaisser les grands et d’élever