LIS HE IV. CUAFITKE I
les ecclésiastiques, les gens de loi et les nouveaux nobles, qui dépendaient de lui davantage » 11 réprima dans le même but, avec l’aide du parlement, un abus profondément enraciné en Angleterre, où il s’était introduit à l’aide des troubles cisils, et qui consistait, pour les seigneurs, à entretenir une sorte de clients externes auxquels ils donnaient des signes distinctifs et leur livrée : ceux-ci se mettaient sous le patronage des grands à. la condition de les serv ir dans leurs guerres, dans leurs révoltes et même dans leurs procès en déposant en leur faveur devant les tribunaux. Cette plaie était profonde, et il fallait pour la guérir toute la vigilance de Henri Vil.
Une bonne loi de ce règne établit l’obligation de rendre la justice aux pauvres sans frais de procédure : une autre loi donne aux jurés la décision des atfaires pour les cas où il était question d’une valeur supérieure à quarante livres sterling. Mais entre les lois rendues sous Henri VII, la plus célèbre et la plus sage eut pour effet de mettre un terme à des réactions sanglantes et à l’inquiétude générale des esprits à la suite de tant de révolutions dans lesquelles il était difficile et même imjtossible, de distinguer les droits réels des litres usurpés. Il fut dit que ceux qui servent un roi de fait ne pourront en aucune manière être accusés ni condamnés pour haute trahison , ni pour toute autre offense ayant la même cause : loi fort sage après de si nombreuses révolutions, mais qui aide à mesurer l'abîme où la nation était tombée et qui, sanctionnée par ses