‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 111 sur 224 · Vie de W'olsey, par Civrndiih · texte numérisé non relu

Vie de W'olsey, par Civrndiih

IlKMil VIII.

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ilissement et de l'opulence toujours croissante de la république vénitienne. La guerre fut d’abord désastreuse pour Venise, qui perditct abandonna aux vainqueurs toutes ses possessions continentales : mais le partage de ses riches dépouilles excita entre eux des ressentiments qui tirent naître une guerre nouvelle dans laquelle le pape s’allia cette fois aux Vénitiens, avec les Suisses et avec Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, contre Louis XII : Ligue s»ime cette nouvelle ligue reçut le nom de Sainte-Alliance, et u °s«fnicelle eut pour résultat de faire recouvrer «à Venise près- Alll,nceque tout son territoire. De ce moment néanmoins sa grandeur déchut; une défense aussi coûteuse que difficile avait épuisé son trésor et l’ouverture du commerce de l’Europe avec l’Inde, par le cap de Bonne-Espérance, fit tarir les sources qui l’alimentaient.

Les maisons de France et d’Aragon se disputaient toujours la Sicile, et les projets d'agrandissement de Louis XII, en Italie, excitant les craintes ou la jalousie de Henri VIII, disposèrent ce prince à entrer dans la ligue sainte, à la sollicitation du pape Jules IL Une armée anglaise, sous les ordres du marquis de Dorset, aborda en Biscaye, afin de marcher, de concert avec le roi d’Aragon, à la conquête de la Gascogne, ancienne dépendance de la couronne d’Angleterre. Mais avant de franchir les Pyrénées, Ferdinand occupa les forces opérations espagnoles et anglaises à conquérir le royaume de Na- Esi,™nc varre, dont le souverain, Jean d’Albret, s’était allié à Louis XII, et l’armée anglaise, en proie aux maladies, suites de son intempérance, et à l’insubordination, força ses chefs à la ramener en Angleterre, avant d’avoir même louché le sol qu’ci le avait pour mission de conquérir.

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Désastre des Ecossais

Floddcnfield.

Henri VIH fut plus heureux contre la France, sur la frontière du nord : il était entré en I SI 3, avec l'empereur Maximilien, le roi d’Aragon et le pape Léon X, successeur de Jules II , dans une nouvelle alliance qui fut appelée ligue de Matines, et il gagna en Artois, la- bataille de Guinegate, connue dans l’histoire sous le nom de Journée des Éperons, à cause de la déroute complète de la gendarmerie française, vers le même temps où la perte de la bataille de Navarre, gagnée par les Suisses, achevait d’enlever l’Italie à la France.

Louis XII n’avait alors pour alliés, en Europe, que les Vénitiens et les Ecossais. Ceux-ci firent une irruption en Angleterre, tandis qu’une grande partie des forces anglaises étaient engagées sur le continent; mais cette tentative fut désastreuse pour l’Ecosse. Le comte de Surrev, général en chef de l’armée de Henri VIH, sur la frontière du nord, livra bataille aux Ecossais, à Floddenlield, le 7 septembre de l’année 1513, et les défit avec un affreux carnage. Le roi d’Ecosse, Jacques IV, y |»érit 1 avec son fils Alexandre Stuart, primat du royaume; douze comtes, treize lords, et quatre cents chevaliers et gentilshommes demeurèrent sur le champ de bataille dans cette sanglante journée qui ébranla pour longtemps la puissance de l’Ecosse. Louis XII signa, l'année suivante, une trêve avec toutes les puissances liguées contre lui, et bientôt après, veuf d’Anne de Bretagne, il épousa Marie Tudor, fille de Henri VH, et soeur de Henri VIII, l’une des beautés les |4us remarquables de

4. Sa veuve, Marguerite Tudor, épousa le comte d’Angus, clief de la maison de Douglas, cl scs petits-enfants, nés de pères différent», Marie Stuart et lord Darnlv, contractèrent dans la suite une union fatale.

HENRI VIII

la cour d’Angleterre. Ce mariage liàta la signature de la paix entre les deux couronnes, et le monarque français expira peu de mois après l'avoir conclue.

Le règne de Henri VIII est beaucoup moins remarquable par les acles de ce prince au dehors que par les événements intérieurs politiques et religieux : l’échafaud qui devait être rougi par lui, de tant de sang, vit couler, dans la première année de son règne, celui de deux ministres de son père, Dudley et Empson, instruments de ses exactions les plus odieuses, et qui, dignes de châtiment pour leurs concussions et leur tyrannie ', furent condamnés par le parlement sous d’autres prétextes et l*our des crimes imaginaires. Quelques autres ministres de Henri VII avaient d’abord été laissés par son fils, à la tête des affaires, mais déjà un prêtre ambitieux et habile, Thomas Wolsev, s’était élevé dans la confiance de Henri VIII, et bientôt il la posséda tout entière.

Wolscy possédait mieux que tout autre le grand secret des ministres courtisans et qui consiste, surtout avec un prince voluptueux, ambitieux et actif, à mêler habilement les plaisirs aux affaires : il persuada au roi qu’un homme nouveau, qui lui serait redevable de toute sa fortune, était indispensable à la tête de l’État : il réussit à écarter ainsi les anciens conseillers qui le dirigeaient encore, il fut choisi lui-même pour chef de l’administration intérieure et extérieure , et initia le roi, sans fatigue, à la science du gouvernement. La rapidité de son élévation fut presque sans exemple :

I. Leur» collègue» n’o»iTcnl le» traduire en jugement pour de» acte» dnnl il» avaient rm-mémes été complice*.

Réaction politique.

Cbâtini* ni d ‘ Oudlrv cl d’Einpsoh.

Elévation de Tlinma»

WoUcy.

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