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Nouveaux
statuts.
Soustraction
(Tolxtdicnce
de
I* Église »P Angleterre su pape.
siprêmk de l’église d'Asuletehke , titre qui depUlS passa rapidement dans les actes publics du parlement.
Henri VIII voyait dans les richesses du clergé une mine inépuisable, et son ministre Cromwell s'entendait à l’exploiter. Il tenta son maître en lui présentant l'appât des dé|iouilles de l’Église et lui parla des succès obtenus |«r les princes allemands qui s’en étaient récemment emparé. Henri VIII prit alors une suite de mesures qui tendirent toutes à séparer l'Église d’Angleterre du saint-siège.
Par divers statuts des années 1533 et 1534, l’Église d’Angleterre fut soustraite à l’obédience du pape. Les appels à Home furent prohibés par les peines du statut de Prœmunire : le clergé reconnut qu’il ne pouvait adopter aucune constitution sans l’assentiment du roi : l’élection et la consécration de tous les prélats furent considérées comme affaires de régime intérieur et domestique : toute contribution pécuniaire, appelée le denier de saint Pierre et imposée par l’évéque de Home fut abolie : tout pouvoir iégal pour accorder des permissions et des dispenses fut transféré du pape à l’archevêque de Cantorbéry : le roi fut proclamé, après Dieu, seul empereur du royaume et chef suprême de l’Église d’Angleterre, ainsi qu’il avait été reconnu dans les assemblées ou synodes du clergé à qui seuls appartenait le droit de faire des règlements pour l’Hglise et de les rendre exécutoires avec l’assentiment des lords assemblés en parlement. Un autre statut régla l’ordre île la succession à la couronne, confirmant les jugements prononcés parCranmerau sujet des deux mariagesdu roi, et assura le trône aux descendants de Henri VIII eide son
Il F. MU VIII.
épouse la reiueAnne, seule reconnue légitime. L’exécution île ce statut fut garantie par une clause terrible et digne du tyran le plus sanguinaire : quiconque, par actions, écrits ou paroles, chercherait à attaquer ou à invalider le mariage du roi avec la reine Anne, ou à calomnier ou à discréditer quelqu'un de leurs descendants, serait, avec tous ses fauteurs et adhérents, déclaré coupable de haute trahison, et puni de mort pour ce crime '.
Dans la session suivante, un acte précis et plus explicite déclara le roi chef suprême sur la terre de l’Eglise d’Angleterre, et lui accorda plein pouvoir de corriger et condamner toutes erreurs, toutes hérésies, tous abus, etc., qui pourraient être réformés et redressés par une juridiction ecclésiastique. Les premiers fruits et le dixième du revenu de tous les bénéfices ecclésiastiques furent accordés à Henri VIII, et il fut fait sur leur produit une enquête, source et prélude d’innombrables rapines; enfin un serment d’adhésion au nouvel ordre de succession au trône, fut prescrit à tous les sujets du roi, sous peine de mort, et plusieurs clauses y furent jointes, portant reconnaissance de la suprématie du roi pour chef de l'Église d’Angleterre, et rejet absolu de l’autorité de l'évêque de Rome 2.
Rien n'est plus étonnant dans l’histoire d’Angleterre , que la facilité avec laquelle une si grande révolution s’accomplit au milieu de circonstances peu favorables. En ell'ct, l'une des premières conditions à remplir pour tout homme qui apporte un changement quelconque à la religion d’un peuple est de le convaincre de sa sincé-