I.IViUi IV. CIIVI'IIHE I
blesse, occasionna au roi Jacques une violente lièvre qui le mit en peu de jours au tombeau. Ayant appris, sur le NaiiMiKu point d’expirer, que Marie de Guise, sa femme, venait Mirio siuaii. d’accoucher d’une tille, il songea aux dangers insépart mou râbles d’une longue minorité pour 1rs couronnes et se Ja<-t|utLs v. rappelant comment la sienne était entrée dans sa fa- (isi>i mille, il prononça ces tristes et prophétiques paroles : « I’ar fille elle est venue, par fille elle s’en ira '. » Fuis il mourut, laissant sur le trône un enfant au berceau, dont les malheurs commencèrent avec la vie et qui fut Marie Sluart.
r.iiti, La cour d’Ecosse et toute la nation, à la mort de. Jacques V, se divisèrent en deux partis. L’un était le parti français et catholique, à la tète duquel était la reine douairière, Marie de Guise et le cardinal Beaton; l'autre parti inclinait vers la réforme religieuse et vers l'Angleterre et il était dirigé par le plus proche parent de la jeune reine , Ilarnillon , comte d’Arran , régent du royaume. Celui-ci se montra tout d'abord favorable au désir qu’avait Henri VIH d’unir l'Ecosse et l’Angleterre, parle mariage de son fils Edouard avec la fille et l'héritière de Jacques V ; un projet d'alliance cuire eux fut arrêté, et Henri ayant réclamé la garde et la tutelle de la jeune reine, le régent promit de l’envoyer en Angleterre lorsqu’elle aurait atteint l’âge de dix ans. Mais le régent élait faible et irrésolu, et cédant aux répugnances du parti national , il retira sa parole après l’avoir donnée. Furieux en se voyant ainsi déçu , Henri VIH recourut de nouveau à la violence; son ar-