‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 141 sur 224 · Sial . du Roy. y 2* cl 3* •un. d’Edouard \ I. c. XIX · texte numérisé non relu

Sial . du Roy. y 2* cl 3* •un. d’Edouard \ I. c. XIX

Persécutions

religieuses.

Projets

ambitieux

et

complots de l'amiral Seymour.

achetant avec le reste l’appui des avides courtisans ou leur oubli.

Les nouveaux réformateurs, quoique en s’appuyant dans leurs réformes sur les Ecritures interprétées par le sens individuel ou la raison, n’en étaient pas pour cela plus tolérants et ne supportaient pas que d’autres interprétassent la Bible autrement qu’eux et fissent, à leur égard, acte d’indépendance, comme ils faisaient eux-mêmes vis-à-vis du clergé romain. Des peines sévères, quelquefois même cruelles, frappèrent les dissidents en qui le nouveau clergé voyait des hérétiques , et malgré la répugnance extrême du jeune Edouard VI à ordonner ces châtiments barbares, plusieurs bûchers, entre autres ceux de Jeanne Bocher et du hollandais Van Paris, furent allumés sous son règne.

Jusque-là tout souriait au protecteur, tout fléchissait devant lui, lorsque dans sa propre maison, dans sa famille et en la personne de l’amiral Seymour, son frère, il trouva un rival et un adversaire dangereux. Celui-ci, doué de rares talents et dévoré d’ambition, avait brigué n la mort du feu roi, et obtenu une alliance illustre; il avait épousé la reine douairière, sa veuve, Catherine Parr, qui mourut peu de temps après ce second mariage. Lord Seymour alors porta ses vœux plus haut et aspira à la main d’Elisabeth, fille, de Henri VIII. 11 était difficile qu’il obtînt pour cette alliance l’aveu de son frère, que menaçaient ses intrigues et qu’il cherchait à supplanter, et cependant il lui était également impossible de s’en passer, une des clauses conservées du testament de Henri VIII excluant ses filles de la succession à la couronne, si elles se mariaient sans l’aveu du conseil.

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