I.IYltE IV. CII AFITKE III
son, et cédant a d’irrésistibles entraînements, il conspira de nouveau et Marie Stuart entretint par son entremise une correspondance secrète avec le pape et le roi d’Espagne '. Arrêté une seconde fois, Norfolk fut conduit devant une commission de vingt-huit pairs et condamné à mort comme complice d'un projet tendant à délivrer la reine d’Ecosse en favorisant le débarquement de dix mille Espagnols et du duc d’Albc sur la côte d'Angleterre. Elisabeth recula devant l’exécution de la sentence; elle hésitait à envoyer à la mort l'homme le plus populaire du royaume, le chef «le la noblesse anglaise, son parent, et longtemps son ami et son sujet Adèle. En vain l’inflexible Burleigh lit valoir la raison d’Etat à l'appui de l’arrêt rendu et lit déclarer par la chambre des communes que l’existence du duc était incompatible avec la sûreté de la reine : elle révoqua deux fois l’ordre fatal, et s’il faut en croire un écrivain d’un grand poids 3, le bruit d’une conspiration ourdie pour soustraire Norfolk à l’échafaud put seul décider la reine à l'y abandonner. Sa mort acheva de ruiner le parti de Marie Stuart en Angleterre.
La défaite des grands comtes du nord avait porté le découragement dans le parti catholique; l’issue désastreuse de la conspiration de Norfolk contint la haute noblesse dans l’obéissance, et les destinées du royaume continuèrent à être régies par les hommes nouveaux qu’Elisabeth avait introduits dans son conseil. Ceux-ci
<. Caimlrn, ubi suprû p. 1 08.