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iWHo’i'erte
du
complot.
cisnic en Angleterre et dans son royaume comme l'infaillible résultat du succès. Philippe II seconda l'entreprise. ipii aurait egalement été encouragée par une foule d'ardents catholiques de cette époque : combien plus Marie Stuart, qui attendait d’elle sa délivrance, après l’indigne traitement qu’elle avait soutîert et dans l’état de guerre ouverte où elle vivait avec Elisabeth , était-elle autorisée , aux yeux de sa conscience, à rendre à sa mortelle ennemie, injure pour injure, violence pour violence et la mort même pour cette lente agonie, pour cette mort anticipée et si douloureuse à laquelle Elisabeth la condamnait. Le projet d'assassinat ne lui fut communiqué qu’en termes vagues et couverts : elle n’v fit elle-même, dans sa réponse, qu’une allusion indirecte en communiquant avec Kahinglon, par l’entremise de ses secrétaires, et prétendit plus tard qu'elle l’avait ignoré.
Lame du complot était Philippe II : il promit aux conjurés de les soutenir par les armes, et il ordonna au prince de Parme, gouverneur des Pays-Bas, de se tenir prêt et de franchir le détroit avec une armée aussitôt qu’il aurait appris l’exécution de l’entreprise.
Il était trop tard : Walsingliam ayant recueilli toutes les preuves écrites de la conjuration, lit arrêter les conjurés, qui bientôt traduits en jugement et condamnés, subirent tous l'horrible peine infligée au crime de haute trahison. Marie Stuart fut dépouillée de ses papiers et privée de ses secrétaires : ceux-ci, menacés de' la torture, avouèrent n’avoir correspondu avec ltahington que parles ordres et sous la dictée de leur souveraine. Elisabeth hésila quelque temps; puis donnant jusqu'au bout
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carrière a sa haine implacable, elle résolut de faire juger et périr l’infortunée qu’elle avait déjà abreuvée de toutes les douleurs. Elle nomma une haute cour de justice et Marie Stuart fut conduite, sous la garde de l’inflexible sir Amyas Paulet et de sir Walter Mi Idmay , dans le château de Forlheringay , où la haute cour eul l’ordre de s’assembler et où le dernier acte de cette sombre tragédie allait s’accomplir. Marie Stuart avait d'abord refusé de reconnaître la cour, mais ensuite, et sur de fausses espérances qui lui furent données au nom d’Elisabeth, elle consentit à comparaître, en protestant toutefois contre le droit qu’on s’arrogeait de la juger.
Dans la matinée du 14 octobre , appuyée sur le bras de sir André Melvil et de son médecin, elle descendit dans la grande salle du château où siégeait le tribunal coni|H)sé des grands juges et d'autres personnages considérables de la chambre des lords et du conseil privé; de ce nombre étaient le chancelier Bromley, le lord trésorier Burleigh et Walsingham. Marie salua les lords avec dignité. Conduite sur un siège de velours et voyant un dais royal aux armes d’Angleterre à l’autre extrémité de la salle, elle «lit: «Je suis reine, ma place devrait être là.» Puis promenant un regard sur l’assemblée elle ajouta : « Hélas! il y a ici un grand nombre de conseillers, el pourtant pas un seul n’est pour moi.» Accusée d’avoir conspiré contre la vie de la reine d'Angleterre, les charges principales produites à l'appui furent les aveux de plusieurs conjurés et des copies des lettres de ses secrétaires el «le celles «le Itahinglon : Marie
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Marie Sluorl.
Stuart rt*|K)tissa les premiers témoignages comme arrachés |>ar la violence des tourments, et contesta l'authenticité des seconds : elle avoua qu’elle avait conspiré pour recouvrer sa liberté, mais elle nia qu’elle fût entrée dans un complot contre la vie de la reine. Elle accusa hautement Walsingham d’avoir altéré ses chiffres et ourdi des trames secrètes contre sa vie et celle de son fils. Elle demanda à être entendue en plein parlement ou à avoir une entrevue avec Elisabeth, et elle ajouta : « Accusée, je réclame le privilège d’avoir un avocat qui plaide ina cause, ou reine, je demande que l’on me croie sur ma |>arole de reine. » Elle ne parut plus devant les commissaires : sa sentence de mort fut prononcée à l’unanimité et le parlement sanctionna cet arrêt.
Elisabeth se montra en proie à une grande irrésolution et, partagée entre le désir secret de répandre le sang de sa rivale, et la crainte d’irriter des rois puissants et d’entacher sa mémoire, elle consulta de nouveau les deux chambres, qui répondirent que la reine d’Angleterre serait en danger tant que vivrait la reine d’Ecosse. Elisabeth alors lui lit signifier sa sentence. Marie Stuart écouta ses envoyés avec calme et leur dit qu’elle s’estimait heureuse d’avoir été regardée comme un instrument propre à rétablir la religion catholique et à verser son sang pour elle. Son gardien, sir Amyas Paulct, lui ayant dit brutalement, en faisant abattre son écusson royal, qu'elle ne serait plus traitée en reine, mais comme une femme ordinaire légalement morte. Marie lui montra, au lieu de ses armes, la croix de Jésus-Christ : «Je liens de Dieu, reprit-elle.
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la dignité de reine, et je la rendrai à Dieu seul, avec mon âme. » Privée de son chapelain qu’elle avait demandé, elle écrivit au pape, en lui demandant son absolution, sa bénédiction et scs prières; elle remettait à Sixte-Quint sa propre autorité sur son fils, le conjurait de le ramener à la foi catholique et exprimait le vœu qu’il se rendît ainsi digne d’entrer dans la famille de Philippe II, en épousant sa sœur.
« Voilà, continuait-elle, le regret de mon cœur et la tin de mes désirs mondains. » Elle envoya quelques bagues en souvenir à ses amis et parents sur le continent : elle écrivit au duc de Guise, son cousin : «Bien que jamais bourreau n’ait mis la main en notre sang, n’en ayez honte, mon ami, car le jugement des hérétiques et ennemis de l’Eglise est profitable devant Dieu à ses enfants, et si je leur adhérais je n’aurais point ce coup. »
Marie Stuart exprima ses derniers vœux à Elisabeth en termes nobles et touchants. « Je ne demande point, dit-elle, que ma vie soit prolongée, n’ayant eu que trop de temps pour expérimenter ses amertumes. Je souhaite tenir de vous seule les bienfaits qui suivent : Premièrement, comme il ne m’est pas possible d’espérer une sépulture selon le rit catholique en Ecosse* où les tombeaux de mes aïeux ont été violés, et les temples saints renversés et détruits, ni en Angleterre au milieu des rois mes ancêtres et les vôtres, je demande, lorsque mon sang innocent aura assouvi mes ennemis, que mon corps soit porté par mes domestiques en quelque terre sainte pour y être enterré, et surtout en France où repose ma mère, afin que ce pau-