‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 180 sur 224 · II. H · texte numérisé non relu

II. H

Situation

la France à

la mort do

Henri III.

En apprenant cet immense désastre, Philippe 11 munira une remarquable constance : il demanda des prières aux archevêques et évêques de ses états, et dit : « Je rends grâces à Dieu de m’avoir donné le moyen de supporter sans embarras une semblable perte et d’être en état de remettre en mer une flotte aussi grandi; : l’eau qui coule peut se perdre, si la source n’en est l>as tarie *

C’est ainsi qu’il vit avorter les vastes desseins qu'il avait conçus durant dix-huit années, et auxquels il ne ranonça |>oint, mais que letat des affaires en France ne lui permit pas de reprendre et d’accomplir. L'assassinat de Henri 111, en transmettant à Henri de Navarre les droits au trône, séparait, pour la première fois, dans ce royaume le catholicisme et la royauté. Philippe 11 devint l’àme de la ligue formée par les civets de la maison de Guise , et il employa en France, contre Henri IV et son parti, les forces jusque-là destinées à combattre Elisabeth et le protestantisme en Angleterre.

Aucun prince ne se trouva dans une situation plus difficile que le nouveau roi «le France après la mort de Henri de Valois : il avait contre lui la ligue, les anathèmes du pape, l’armée de Philippe 11 et la moitié de la sienne. Huit cents gentilshommes catholiques cl neuf régiments quittèrent son camp : un petit nombre d’amis dévoués et quelques compagnies de cavalerie faisaient avec les Suisses le fond |>crmaiieut de ses forces, et il manquait de ressources pour les entretenir sous ses drapeaux. Dans cette extrémité il eut recours à La reine

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