‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 186 sur 224 · VU K IV. CIlAPITIlE III · texte numérisé non relu

VU K IV. CIlAPITIlE III

l.oi contre It'S catholiques récusant»

les dissidents hrownitles.

vilége consiste simplement à répondre oui ou non. C’est pourquoi. Monsieur l’orateur, si quelque tète folle s’ingère, à ses risques et périls, de proposer des réformes dans l’Eglise ou dans l’Etal, et présente quelque bill tendant à cet objet, le bon plaisir de la reine est que vous ne receviez point de semblables bills jusqu'à ce qu’ils aient été examinés par ceux qui sont plus aptes que vous à en délibérer et meilleurs juges en ces sortes de matières. Quant a vos personnes, votre privilège sera respecté, avec cette réserve néanmoins qu’aucun de vous ne s’en prévaudra pour s’écarter du devoir; et en ce qui touche enfin voire libre accès près de sa majesté, vous l’obtiendrez, bien entendu pour des choses d’une importance réelle, en temps convenable et quand les soins de la royauté lui en laisseront le loisir. »

Le premier bill voté par les communes à la demande de la reine, fut une loi contre les catholiques récusants ', intitulée loi pour contenir les sujets de sa majesté dans l’obéissance, et rendue, dit le préambule, pour prévenir les dangereuses pratiques des sectaires et autres personnes déloyales. Les dispositions rigoureuses de celle loi furent étendues aux protestants dissidents ou séparés, connus sous le nom de brownistes -. Elle portait que tout individu, au-dessusde l’âge de seizeans, qui aurait refusé d’assister au culte public, durant un mois, serait mis en prison ; que s’il persévérait ensuite trois mois encore dans son refus obstiné, il serait banni à perpétuité du

I. C'esl-a-dire qui refusaient de reconnaître la suprématie religieuse de la reine.

U. Ils étaient ainsi nommés parce qu’ils reconnaissaient un homme, du nom de Brown, pour le fondateur de leur secte.

ELISABETH

royaume : s’il rompait son ban et revenait en Angleterre, il subirait la peine capitale.

Les injonctions sévères de la reine contre l’intervention des députés dans les affaires d’Élat sans sa permission n’arrêtèrent point, cette fois encore, l’intrépide Pierre Wentworth : il prit la parole pour exprimer le vœu que l’ordre de la succession au trône fût réglé, et il demanda que les deux chambres s’entendissent pour supplier la reine de pourvoir à une si pressante nécessité. Thomas Bromlev, collègue de Wentworth, se joignit à lui, et une pétition rédigée pour cet objet par eux et deux autres membres, fut présentée au garde des sceaux. Courroucée de cette infraction à ses ordres, Elisabeth fit citer les signataires devant son conseil : Wentworth ensuite fut enfermé Empritom* à la Tour, les trois autres dans la prison de la flotte : les deTi'érr» communes n’osèrent solliciter pour que la liberté leur fût Wc,,^vorlh rendue, et ce fut la dernière fois que le parlement inter- <1“ »«•••

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vint sous ce régné, pour que la succession au trône fût réglée.

Mais le zèle religieux était moins facile à dompter; un autre membre puritain, nommé Morrice, procureur de la cour des tutelles, osa, quoique fonctionnaire de la couronne, élever la voix contre les dispositions inquisitoriales de la loi qui autorisait la haute commission ecclésiastique et les évêques à déférer le serment aux ecclésiastiques suspects de non conformité, obligeant ceux-ci, dans le cas où les soupçons étaient fondés, à s’accuser et à donner des armes contre eux mêmes '.

Ces dispositions, dit-il, étaient contraires au respect dû à

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