‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 187 sur 224 · VUE IV. CIIAHIKK · texte numérisé non relu

VUE IV. CIIAHIKK

Dieu el à la couronne, aux lois du royaume et aux libertés des sujets, et il présenta deux bills pour les abroger. Instruite de cette nouvelle désobéissance, la reine offensée manda devant elle l’orateur, lui intima de nouveau la défense de recevoir de semblables bills sur toute question politique ou religieuse et d’en permettre ladiscussion. Les communes se soumirent sans réplique : Morrice perdit sa charge et demeura plusieurs années en prison.

En dépit de ces rigueurs et de toutes ces violations de ce qu’elles considéraient avec raison comme leurs privilèges, les communes répondirent généreusement aux demandes de leur souveraine el lui accordèrent d’abord deux subsides et quatre quinzièmes : les pairs tirent plus encore : considérant les armements formidables de Philip^ U et tous les dangers de la situation, ils offrirent trois subsides et six quinzièmes et demandèrent une conférence à l’autre chambre dans le but de l’exhorivkii ter sujvru jtMir exemple. Mais plusieurs membres des déni ciitmbret communes se récrièrent contre cette initiative que pre-

reUtivoinent ...

naît la chambre des lords en matière de subsides, et se fondant sur les anciens usages, ils réclamèrent, pour leur chambre, la priorité dans la mise en délibération de tout projet relatif a l’établissement des impôts el des taxes. Cette question donna lieu à de longs débats dans lesquels furent entendus François Bacon, Hobert Cecil et Walter Raleigh : le premier osa dans cette circonstance, et la seule fois de sa vie peut-être, montrer en face du pouvoir un mouvement d’indépendance chaleureuse : il s’éleva contre la requête de la chambre des lords et trouva exorbitants les subsides demandés. «Il faudra, dit-il, pour les acquitter que les gentilshommes vendent leurargen-

sut

subside».

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terie elles fermiers leurs bmcs d'étain : « Nous sommes ici pour sonder les plaies du royaume, non pour l’écorcher vif : quant aux dangers que nous courons, les voici : nous mécontenterons le peuple et compromettrons la sûreté de sa majesté, qui a besoin de l’amour de ses sujets beaucoup plus que de leur argent : nous ferons espérer aux rois ses successeurs une semblable condescendance et nous établirons ainsi un précédent malheureux pour nous comme pour nos descendants ; lisez l’histoire, vous y verrez que la nation anglaise ne se distingua jamais par la bassesse, la soumission et la facilité à accorder les impôts. » Itacon termina en proposant, si la chambre accordait les subsides demandés, de les répartir sur l'exercice de six années afin d’en alléger le poids Cecil et Raleigh, appuyèrent la proposition des lords et ce dernier termina les débats en présentant un compromis, par lequel les communes voteraient comme d’elles-mèmes et de leur propre mouvement les subsides que l’autre chambre les invitait à accorder, et consentiraient à la conférence demandée par les lords, mais seulement dans des termes généraux et sans faire mention de son objet spécial. Ce compromis fut accepté d'une voix unanime et la chambre vota les trois subsides requis et les six

I. D'Evres, ut supra, p. 494. Ge$ parole* de François Bacon offensèrent U reine (Birch, Mémoires rie ta reine Êtitabeth) : elle» eurent un grand retentissement (a) dont Bacon s'effraya Im-mémo, et on le lit déserter précipitamment l'opposition pour s'enrôler dans le parti de la cour. Désaveux, excuses, lâches prières, rien ne lui coûta pour fléchir Elisabeth, et il réussit à faire oublier qu’il avait été courageux citoyen un jour, eu protestant qu’il s’élail montré tel malgré lui.

(a) Hen Jun«»n, qui ratea lit pirler Di ma, lui rend comme ontcar an magnifique Umoigi.aga •t dit en teriain int . La crainte de font cea* qui l'éoaolaitnt était qu'il n# refait de parler. Lord Campbell, ne Jm rk i met lier Rmc«m .

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