Vnyei, p. G'J
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manies et même, pendant beaucoup d’années, ses saints et ses images A la mort d'Édouard Vt dont le règne fut court, le temps avait manqué aux doctrines particulières du protestantisme pour pénétrer complètement dans les masses, et celles-ci avaient gardé un assez grand nombre des pratiques du catholicisme pour être ramenées sans répugnance par la reine Marie à l’ancien culte. Mais, sous son règne, l’horreur excitée par les bûchers qu’elle alluma, la crainte de l'inquisition, la haine de l’Espagne et de la France, où le catholicisme dominait, préparèrent dans beaucoup d’esprits, jusque-là incertains, une réaction très-favorable au protestantisme. Elisabeth en profita : son génie aidé des circonstances fit le reste. L’Angleterre cependant n’était encore qu’à demi-protestante à cette époque et différait essentiellement au point de vue religieux de ce qu’elle devint un siècle plus tard. Il y avait au xvr siècle, dans ses idées comme dans ses habitudes et ses mœurs, un singulier mélange de deux religions 2, et la nation ressemblait en ceci à sa nouvelle reine qui, tout en adoptant les doctrines de la réforme, conserva une prédilection particulière pour plusieurs pratiques de l’ancien culte 3. Cette similitude, cette harmonie de sentiments, sur ce point comme sur beaucoup d’autres, entre Elisabeth et ses sujets, rendit populaire à leurs yeux l’exercice de la double
4. J*e gouvernement défendit sous Edouard VI le culte des saints rt des images, mais il ne fui pasoliéi.