Vit K IV. Cil AflTHE III
qu’cnfin les magistrats et les juges n’exerçaient leurs pouvoirs que d'une façon précaire, et que les jurés répondaient devant la chambre étoilée d'un verdict contraire au voeu de la reine ou de ses ministres 1 1 Quel frein sérieux les parlements pouvaient-ils opposer au pouvoir arbitraire et à ses abus? Leur convocation n’était ni annuelle ni périodique in même obligatoire en aucun temps pour le souverain : le nombre «les représentants n'était pas limité : la couronne déterminait les lieux auxquels se trouvait attaché le droit «le représentation 2 1 1 décidait seule des conditions qui donnaient capacité d’être élu : elle en usa pour balancer dans les communes l’influence des francs tenanciers des comtés, en présentant d’autorité aux suffrages des bourgs ses officiers, ses pensionnaires et ses légistes voués, comme leurs devanciers, a
limite et le* captif* fuient traitas avec la plu» grande inhumanité, sali» pouvoir recoin ir a la protection de* loir. On pouvait «usai être applique1 a la question par un ordre de h reine, pnui* des causes légère», il sur ce point tous li*s hisloriem sont d'accord avec llunte cl Liigard. Il suffisait souvent de l’otdre d’un seul membre du conseil ou même de la volonté d’un homme puissant pour retenir en prison les suj> ls de la reine durant un temps illimité. Vnyei a ce sujet, une plainte des juges <lu royaume adressée au lord chancelier Hilton et au trésorier W illiam Cecil, cl consignée dans l« $ rapports du grand juge Anderson.
Hallnm, Il isl . conflit . il'Anglel., cl». V.)
A. Si dans une affaire importante la réponse dos jurés sc tiouvail contraire aut conclusions de Tamisation, ceux-ci se voyaient cités devant la rhambre cto liée pour y remit e compte de leur conduite, heureux s’ils en ôtaient quilles pour une rétractation et pour quelques durs leproihcs au lieu d'amen. les énormes ou d’un cmprisoiiuenirul saut terme. I.a prééminence de ce tribunal arbitraire rendait impuissantes luu les les juridictions inferieures, jllaliain, ul supra» c. V.)
2. hlisabt-lli augmenta la iliambic des commune» Je »oi\*nle-dcux immbres envoyés, soit des lieux qui dans des temps reculé» avaient cessé de jouir du droit de représentation, soit d'autres luux a qui ce droit était accordé pour la première fuis. (Ilaliain, ibid.)
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la défense de sa prérogative. Les parlements sans doute étaient appelés à sanctionner de leurs votes les mesures législatives, mais quelles garanties légales présentaient-ils dans un temps où la couronne revendiquait le droit de disl'enser des lois, et lorsqu’en vertu d’un statut d’Henri VIH, toujours en vigueur quoique abrogé sous Edouard VI, force de loi était donnée aux proclamations émanées du trône ? Les parlements avaient, il est vrai, conservé le droit précieux de consentir aux impôts, de voter seuls les subsides, et ce droit fit plus tard leur force; mais sous les princes de la maison de Tudor, sous Elisabeth comme sous Henri VIII, il fut trop souvent illusoire : la couronne était ingénieuse à multiplier les moyens de grossir son épargne sans recourir aux parlements et sans demander au peuple des subsides, déguisant ses exactions sous les noms d'emprunts de dons gratuits, d’aliénations de domaines *, de droits de pourvoirie et de
I, Ci** emprunts volonl lires vit principe élaioiil de fail uliligutuirn, ri les commissaire* t liai gé» de le» répar.ir s 'ai logeaient un pouvoir arbitraire. On en trouve nu remarquable exemple rappela «la n a la collée lion de Lodge : on y voit que lord SlircWïbury, qui dirigeait celte répatlilion, fut invité a rejeter sur un nommé lUynold Devill, qui n avait point de famille et faisait l'usure, la part d'emprunt qui était échue a un autre du nom «le Joliffc.
2. Elisabeth aliéna «le nombreux domaine» de la couronne et de l’Eglise.
Ea spoliation des propriétés ecclésiastiques fut portée si loin, au moyen d’alieualious continuelle», que, pour l'arrêter, il fut interdit aux propr i élan «s d'aliéner ieuis lu. us excepté par de» baux d au moins vingt-uu ans. Lue léserve cependant fui faite en faveur de la couronne, et la reine continua à en déposer pour ses avides courtisan*. Elle se comportait avec une grande rudesse envers le» évêques qui tentaient «le s'opposer a ut.c spoliation : I un d'eux, nomme Cul, évêque d'Ely, ayant o>é entrer eu lutte a ce sujet avec le garde des sceaux liai ion, Elisabeth lui écrivit eu ce* ici mes : Orgueilleux prêtai , rom savez ce que vau» étiez avant que je uc vou s rusre fail ce que vaut été» ; si vous u obtempérez pas immédiatement a ma uquélf , par Dieu je rout def roquerai.
(Mi vijit, par le style de celte lettre, dans quelle etioile dépendance les évêque»