‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 198 sur 224 · H I IV. CHAI'UKk III · texte numérisé non relu

H I IV. CHAI'UKk III

devenu»

de

la couronne.

tait pas déférée à la justice, qu'une multitude de gens sans aveu et «le scélérats désolaient les campagnes et que les autres comtés d’Angleterre étaient affligés des mêmes désordres. Nous apprenons par un autre contemporain «|ue dix mille bohémiens s’étaient introduits dans le rovaume au temps d’Henri VIII et y commettaient encore de grands maux sous Elisabeth. L’auteur invo«|ue contre eux l'exécution de la loi martiale '.

On a justement attribué ce défaut de sécurité à l'intérieur, cette im|>erfcction de la police locale sous Elisabeth, à la modicité de ses ressources et à l’impossibilité où elle était d’accroître, s Ion les besoins, le nombre des agents, ofticicrs ou magistrats, chargés de l'exécution des lois, et de leur allouer un salaire suflisant. Elisabeth d’ailleurs se faisait gloire de son économie, souvent excessive, mais «|ui eut pour base la prudence plus que l’avarice et jK>ur mobile le besoin de ménager ses sujets dans l'intérêt de sa popularité et celui «le conserver vis-à-vis d’eux son indépendance.

Le revenu ordinaire de la reine, dit Hume,' d’après les meilleurs documents, était fort au-dessous «le 500,00» livres sterling et le revenu «les douanes s'élevait à 1 5,000 livres. Elisabeth reçut en outre de ses parlements, durant le cours entier de son règne, vingt subsides et trenteneuf «juiuziemes qui, évalués ensemble à la somme totale de 3,000,000 sterling, ne donnent en moyenne pour chacune des quarante-cinq années de règne, que 60,000 livres, et si l'on réfléchit aux dépenses énormes occasionnées par la guerre avec l’Espagne et par les expéditions

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