I. Il-.rmon
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<‘ii Irlande, il devient, évident (|iie les revenus ordinaires i‘t extraordinaires n’y pouvaient suffire et <|ii’il fallait recourir pour y pourvoir, d’une part, à des offres volontaires des sujets, d’autre part, à des exactions nombreuses déguisées, comme on l’a vu, sous des noms divers. Les emprunts que lit la reine dans la capitale et à l’etranger furent facilités par le crédit d’un riche et célèbre négociant de Londres, Thomas Gresham; ce fut lui qui, encouragé par Elisabeth, construisit à ses frais dans la cité le bel édifice de la bourse auquel la reine donna le nom de royal exchantje. e‘'b*"lî*.
Malgré les progrès du crédit public sous ce règne, ctiii puilir. l’État empruntait encore à un intérêt fort élevé, et un Nlinl#„ir<!, acte que le parlement rendit en 1S7t, pour condamner l’usure, autorisa les emprunts sur le taux d’un intérêt de dix [mur cent. Les [irises nombreuses faites en mer et dans les ports espagnols augmentèrent beaucoup la masse des espèces d’or et d’argent en Angleterre, et malgré les développements que prit l’industrie nationale, ses produits et ceux de l'agriculture 1 s’accrurent moins rapidement que le luxe et que la quantité de métal employée dans les échanges et qui est évaluée à 4,000,000 sterling 2. La conséquence inévitable de cet état de choses fut un grand renchérissement dans le prix de toutes les g^roir. denrées, qui s’éleva sous ce règne à plus de cinquante pour cent au-dessus de leur valeur antérieure
1. Il y cul mut Eiisalielli deux causes pi iucipule* de ralentissement du pu grès de l’agriculluie. C«* cause* fuient d'une pari les impolitiquos mesures restrictives de la libre circulation des giams et de leur rxporlaiiun, et d’autre part la grande exlciuiut. donnée aux clôtures contre lesquelles de» plaintes t lés-vive» s’clexrrenl daim le pai lenteul.