‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 204 sur 224 · Itinnarium , etc · texte numérisé non relu

Itinnarium , etc

2. Yoyn a ce tujel, H mr le luxe de Ta labié sous Elisabeth, les curieux dél»ils recueillit par Nathan Drakc, dans son ouvrage intitulé Shakespeare and /iis limes, p. 407 et suif.

3. Après avoir rappelé l'excessive mobilité de la mode dans les flétlonci, aujourd’hui à la française puis k l’espagnole, ensuite a l’allcmaudc el enfin a la turque, l'auteur contemporain ajoute dans son langage pittoresque que ses coDcilovens. pour la coupe et la façon de leurs habita, ne sont constants que dans l’inconstance. (Harrison, Inscription de ï Angleterre daus la Chronique d'Ilolirshed, \o I, p. 289 )

KI.ISAIIKTH.

caractéristique peut-être est la grande fraise portée autour du cou par les deux sexes. Cette fraise chez les femmes descendait jusqu’au-dessous du sein qu’elles ne voilaient, dit Hentzner, que lorsqu’elles étaient mariées '. Elles rendaient leurs robes bouffantes jusqu’au ridicule®, mais quelque extravagantes en ampleur que fussent plusieurs parties de leurs ajustements, l'excès se remarquait davantage encore, s’il est possible, dans le costume ou l'attirail des hommes, et il fallut recourir à des mesures somptuaires pour réduire la largeur de leurs fraises et la longueur démesurée de leurs rapières 3. Il entrait, dit Harrison, dans l’accoutrement des élégants de l’époque, une grande profusion d’ornements d’or et de pierres précieuses : celles-ci étaient portées par les deux sexes en colliers autour du cou et en pendants d’oreilles. Le nombre des habillements était infini; la reine voulut mettre un frein «à ces dépenses mais elle faisait plus par son exemple pour les accroître que par ses lois somptuaires pour les réduire. Elle portait ellemême au dernier point, par tous les raffinements de la coquetterie, le luxe et la variété dans ses habillements. C’était la coutume pour les grands officiers de sa couronne, pour ses ministres et conseillers, de lui offrir au jour de l’an de riches présents destinés la plupart à la toilette royale : le nombre de ces objets fut prodigieux,

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