‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 22 sur 224 · Il ^lail HU du comte de Norlhiimliorland · texte numérisé non relu

Il ^lail HU du comte de Norlhiimliorland

LIA Ht III. CHAPITKk 11.

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en

Irlande.

Suite et tlu du règne de Richard II.

Richard, après avoir ressaisi l’autorité, eu lit sept ans un utile et légitime usage. Son oncle Lancastre, à qui la Guyenne avait élé cédée durant sa vie, revint en Angleterre et contribua à maintenir le sceptre dans les mains du jeune roi, en balançant l’influence du duc de Glocesler, son frère. Celui-ci cependant intriguait toujours et ne négligeait aucune manœuvre coupable, soit pour entraver le gouvernement du roi, soit pour le renverser. Richard gardait un profond ressentiment de ses injures; mais il se contint et attendit l’heure propice : il dissimula plusieurs années et rappela même Glocester au conseil ; cependant il lit aussi revenir ses confidents exilés et combla de faveurs les parents de ceux que la mort lui avait ravis. L'Irlande appela ensuite son attention et sa présence.

De grands troubles avaient éclaté dans cette île entre les Anglais de naissance, récemment venus, et les Anglais d'origine, dont les familles, depuis longtemps établies dans ce pays, en avaient adopté les principaux usages. Les principales tribus des Irlandais, de race indigène, les O’Néals, les O’Connors, les O’Hrians, avaient profité de ces divisions pour reprendre une partie du territoire qu’ils avaient perdu, et tout était en confusion dans l’île. Richard s’y rendit avec une armée florissante : il ne rencontra aucune résistance; les chefs des tribus

RICHARD II

insultées viurent a Dublin lui rendre hommage et l’ordre fut rétabli.

Une trêve de quatre ans avait été signée avec la France : Richard, après la mort d’Anne de Bohème, sa première femme rendit la paix plus durable entre les deux nations, en épousant la jeune Isabelle, tille du roi Charles VI, âgée de huit ans seulement. Ce mariage fut célébré le 7 novembre 1397, et la trêve avec la France fut à cette occasion prolongée de vingt-cinq ans. Richard se vit alors, pour la première fois, en paix avec son peuple et avec l’étranger : l’heure de sa vengeance était venue. Glocester continuait à décrier le gouvernement du roi, qu’il bravait ouvertement, et ses ennemis affirmèrent, quoique sans preuve, qu’il ourdissait de nouveau des trames coupables avec ses anciens complices; mais cette fois Richard le prévint : il fit saisir et emprisonner les comtes de Warwick et d’Arundel, arrêta Glocester, de sa propre main , à son château de Plasliy 2 et le fit conduire à Calais, sous la garde du comte de Nottingham, maréchal du palais. Ils furent traités comme ils avaient traité leurs victimes. Cinq lords se constituèrent appelants contre eux, les accusant de trahison, et le roi convoqua un parlement pour juger ou plutôt pour condamner ses ennemis tout-puissants naguère, et maintenant abattus et captifs. Les lords et les communes répondirent à son appel; ils se réunirent le 19 de septembre (1397), et Richard, pour s’assurer davan-

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