Déposition de maître Aman Viole
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Tournelle*.
Levée du siège d'Orléans par
les Anglais.
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Mais si les Anglais vous assaillent, ajouta-t-elle, défendez-vous fort et hardiment et n’ayez nulle peur, car vous serez les maîtres » Par son ordre un autel, décoré des ornements sacrés, fut élevé à la face du ciel, au milieu des champs, entre la ville et les ennemis; la jeune héroïne se prosterna humblement avec toute l’armée française et le peuple d’Orléans. Deux messes y furent célébrées et entendues dans un recueillement profond. Les Anglais eux-mêmes n’osèrent troubler cette solennité auguste et sainte, et se disposèrent au départ. A la fin de la seconde messe, Jeanne d’Arc toujours prosternée, demanda si les Anglais avaient encore le visage tourné vers le6 Français : on lui répondit que non et qu’ils regardaient vers Beaugency et Meun : « Us s’en vont, dit-elle, laissez-les partir et allons rendre grâce à Dieu : il ne plaît pas au Seigneur que nous les combattions aujourd’hui : nous les aurons une autre fois. » Les Anglais s’éloignèrent fièrement, enseignes déployées, Talbot marchant dans la direction do Mcunsur-Loire et de Beaugency, Suffolk vers Jargeau a.
Tous les habitants d’Orléans, dans l’effusion de leur reconnaissance, attribuaient à la jeune guerrière la gloire de leur délivrance miraculeuse; ils pleuraient de