Journal du sii'fjc
Lorsque , peu de temps apres la levée du siège dTbléan», le duc d'Alcuçon parcouru! les débris des forteresses anglaises , il demeura convaincu, ditil, qu’elles avaient été prises plutôt miraculeusement que par force d’armes, principalement la bastille des Tournelle* cl celle des Augustin*, dans lesquelle» il eût bien o*é se défendre durant six ou sept jours contre toute puissance d’homme* d’armes. Telle fut aussi, beaucoup d’années plus tard, l'opinion exprimée par Duoois et le sire de (iaucourl. (Voyez luuis déposition» au pioee» de révision,)
HENRI \ l.
joie, dit la chronique du siéjçe, et moult humblement la remerciaient et s’offrant eux et leurs biens à elle et a sa volonté Une fête qui se célébrait le 5 mai, chaque année, fut instituée par eux en son honneur : mais elle, toujours humble et modeste, refusait leur hommage et renvoyait tout à Dieu : « Lui seul a tout fait, disait-elle, il est le bras, je ne suis que l’instrument1 2. »
Ainsi Jeanne d’Arc avait accompli la première ]>artie de sa mission : Orléans, après un siège de sept mois, était délivré en quelques jours contre tout espoir. Une jeune tille des champs à la tète des guerriers de la France, avait mis en fuite une armée et de vieux généraux réputés invincibles : l’impulsion fut donnée par elle 3, et la victoire n’abandonna plus les Français jusqu'à la totale expulsion des Anglais de leur sol.
•Suite du règne de Henri VI et de lu guerre avec la France jusqu'à in mort de Jeanne d’Arc.
Au retour d’Orléans, la pucelle alla rejoindre le roi Charles VU, dont elle fut reçue avec grand honneur et elle le conjura de venir se faire sacrer à Reims. • Noble dauphin, lui dit-elle en embrassant ses genoux, venez à
Siège el pii»o de
Jargrau.