Uitloirt au vray,mc\c
j’aie le bonheur d’être ensevelie dans cette terre! — Jeanne, demanda l'archevêque , dans quel lieu avezvous l’espoir de mourir? — Où il plaira à Dieu, ré|>onditellc, car je ne suis sûre ni du temps ni du lieu plus que vous ne l’êtes vous-même. Et plut à mon Créateur que je pusse maintenant partir, abandonnant les armes, et aller servir mon père et ma mère en gardant leurs brebis avec mes sœurs et mes frère3, qui se réjouiraient tant de me voir '. » Quand lesdits seigneurs entendirent Jeanne ainsi parler, ils crurent mieux que jamais que son œuvre était toute divine1 2. Vœu sublime , en effet, et qui plus que toute autre chose témoigne de l'humilité |iari'aite et de la grandeur d’àine de cette jeune fille, qui, marchant à la tête des armées, remportait d’éclatantes victoires , donnait au roi sa couronne et au peuple sa délivrance 3.
Compiègnc s’était soumise : Charles Vil. avant d’attaquer Paris, se dirigea sur cette place qui lui ouvrait le chemin de la Picardie et de la Normaudie. Le régent vit avec inquiétude l'armée française s’approcher de ces provinces par lesquelles il demeurait en communication avec l'Angleterre : il sortit donc une troisième, fois de Paris, et les deux années se rencontrèrent auprès de Senlis , ville qui tenait encore pour les Anglais. Les Français établirent leur camp à trois lieues au sud-est