HE. MU VI
d’ailleurs était son beau-frère, et il entreprit de fermer la mer à Warwick. Mais une tempête dispersa sa flotte : le comte débarqua en Angleterre, proclamant Henri VI, et employant pour relever sa maison les talents et la même pouvoir qui l’avaient renversée.
Warwick entra aux acclamations du peuple dans Londres, où la reine Elisabeth et ses trois filles trouvèrent un asile inviolable dans l’enceinte sacrée de Westminster. Il réunit rapidement une armée et marcha vers le nord à la poursuite d’Edouard qui, environné de périls et de trahisons, et abandonné d’une partie de son armée, fut à son tour obligé de fuir. Il dut son salut à la vitesse de son cheval et fit voile pour la Hollande, où le duc de Bourgogne, sans oser, à cette époque, se prononcer trop ouvertement pour lui, dans la crainte d’avoir à combattre tout ensemble l’Angleterre et la France, le secourut cependant en secret. Il lui donna des sommes considérables et le mit en état de songer à rétablir sa fortune, tandis que Henri, reconnu par un nouveau parlement qui déclara Edouard usurpateur, et délivré de prison plutôt que d’esclavage, ressaisissait une ombre d’autorité avec les vains attributs du rang suprême. Onze jours avaient suffi à Warwick, pour achever cette nouvelle révolution dont la promptitude remplit l’Europe d’étonnement, mais qui obscurcit la gloire de son auteur tout en ajoutant à sa réputation politique et militaire.
Rélablisse-
ment
de
lit'uri >!.
Fuile
d'Edouard IV sur le continent.