‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. T. 2Chapitre 92 sur 224 · Voyez t. i, p. Ï · texte numérisé non relu

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l’anc.i.etehue ai \iv* et au XV* SIÈCLES. 245

métaux : la révolution causée par la poudre à canon, dans l'art de la guerre, en amena une aussi dans la fabrication des objets à l’usage des armées. Les pesantes armures, qui jusque-là avaient été l'un des principaux objets de l’industrie et du commerce, laissèrent le premier rang à la fabrication des armes à feu, et aux nom breux articles qui en dépendent.

Le commerçant gagna, dans ce siècle, en considération p™Srè« comme en importance, et un statut qui régla l’habille- "e"*!** ment des différentes classes, mit l’artisan et le trafiquant , lj

* uourgcoi»i0.

possesseur de cinq cents livres de marchandises et biens meubles, sur le niveau du propriétaire foncier possesseur d’un revenu de cent livres sterling, fortune considérable pour le temps. Quelques marchands anglais acquirent, dès le xiv' siècle, d’immenses richesses : l’un d’eux, nommé Picard, reçut chez lui, en 13G3,

Edouard III et le Prince Noir, les rois de France, d’Ecosse et de Chypre, et leur lit de riches présents ' : Philpot, riche bourgeois sous Richard II, équipa à ses frais mille hommes d’équipage, qu’il envoya sur mer, et qui s’emjMirèrcnt de quinze corsaires espagnols : de simples 'ncgocianls fournissaient à Richard des sommes très-considérables : Hindc, bourgeois de Londres, prêta, en 1407, deux mille livres à Henri IV; le commerce de la capitale donna dix mille marcs à Henri VI, à l’occasion de son couronnement : de simples marchands contribuèrent pour des sommes immenses à la construction d’asiles, d’édifices, qui firent l’ornement de Londres; et le fameux Canynges qui , sous Henri VI et sous

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