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De ce tableau il résulte :
1^ Que les dernières années ont été relativement trèsfavorables, au point de vue des progrès de la criminalité, puisque de 1840 à 1849, les crimes et délits ne se sont pas accrus autant que la population ;
2° Que, de 1834 à 1849, les attaques contre les personnes ont diminué d'un quart , et que Taugmentation porte principalement sur les crimes contre la propriété, sans violence.
Cette classe mise à part, non-seulement les autres crimes n'ont pas augmenté dans la même proportion que la population (20 pour 100) ; mais ils sont môme, pris ensemble, inférieurs au chiffre total des mêmes classes en 1834.
C^ndamiiAttopui r«iiltele««
Il y a eu , pendant 1849 , dans T Angleterre et le pays de Gkilles, 66 condamnations à mort, dont 15 ont été exécutées; en Ecosse 5 et 4 exécutions ; en Irlande 38 et 15 exécutions : au total , 109 condamnations et 34 exécutions. En 1847, il n'y avait eu en France, pour une population supérieure d'un tiers, que 65 condamnations à mort et 36 seulement l'année suivante. De ces 36 condamnés, 16 seulement ont été exécutés.
£n Angleterre et dans le pays de Galles, Londres et son district non compris , qui sont gardés par 5492 agents , on compte 2724 constables exigeant une dépense de 195 783 li-
vres sterling; en Irlande, 12 758 hommes et 353 chevaux avec 563 697 livres sterling de frais.
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et «ulvant leti âfes*
On dit souvent que Tinnocence s*est conservée dans les campagnes, tandis que les villes et les manufactures servent d'asile au crime. Les chiffres suivants ne permettent guère de tirer une pareille conséquence. Sur chaque million d'habitants, il y en avait sous le poids de délits ou de crimes :
1805 1845 Différence.
Dans les comtés surtout agricoles 446 1723 1277
Dans les comtés plutôt manufacturiers 690 1842 1252
Les accusés étaient, suivant leur âge-, dans la proportion suivante en 1835 :
12 ans et au-dessous. 1,67
Report 86,95
Ages non connus , 1,91
A reporter 86,95 Total 100,00
Dans les années 1842 et 1847, la proportion a été :
15 ans et au-dessous en 1842 5,3 En 1847 : 6,1
60 et au-dessus 1,8 — 1,8
Ages non connus 2,0 — 1,4
Total 100,0
On voit , et c'est un résultat des plus fâcheux , que pour le jeune âge la progression est constante. En 1835, sur 2356 individus au-dessous de 16 ans, ayant passé devant les tribunaux, on comptait 2002 garçons, 354 filles ; en 1841 , sur 3212, 2656 garçons, 556 filles. Pour obvier autant que possible à ce mai menaçant, le gouvernement a fondé, dans Tile de Wight , une maison de correction pour les jeunes détenus.
KAfpoH de tm crlaUaalIté et de rtauiéractieii.
Le nombre de ceux qui comparaissent devant les tribunaux, et qui ne savent ni lire ni écrire, dépasse de beaucoup le nombre de ceux qui ont quelques connaissances ; ainsi.
Années. Accusés ne sachant Le sachant Le sachant Lettrés,
ni lire ni écrire. très-imparfaitement, bien.
mo 10000 15000 2 300 101
dans les treize années, 1836-1848, sur 335429 accusés , 304 772, ou plus de 90 pour 100., comprenant les deux premières classes, étaient sans instruction, et, 1333, ou 0,39 pour 100 avaient reçu une instruction supérieure aux premiers éléments : les condamnations sont même moins nombreuses pour cette catégorie que pour les autres. Elles furent, en 1840, pour les accusés instruits de 59 pour 100, tandis que pour les autres catégories elles dépassèrent, cette année-là, 73 pour 100. Encore pas un de leurs crimes n'entraîna la mort : 16 furent condamnés à la transportation, 37 à Temprisonnement depuis 3 ans jusqu'à 14 jours , 6 à de simples amendes.
CriaUnaltié en ifiees^e et en Irlande.
En Ecosse, la jurisprudence criminelle est à certains égards sur un meilleur pied que celle d'Angleterre. L'existence d'un ministère public (public prosecutor) y empêche l'impunité que les délinquants trouvent souvent quand ils n'ont à craindre que les poursuites des intéressés ou celles des parents et amis de leurs victimes. Il est en outre du devoir des officiers de justice de s'enquérir des circonstances concernant chaque crime que l'on sait avoir été commis, sans attendre, comme en Angleterre, que quelqu'un en ait été accusé et ait été conduit devant eux pour en répondre. En un mot, l'Ecosse, seule des trois royaumes, a un ministère public agissant de lui-même, au nom de la société, tandis que dans les autres parties du royaume-uni la poursuite n'a lieu que sur la plainte de la partie civile ou sur le témoignage de la police qui a surpris en flagrant délit et ar-
rété le coupable , mais la police n'est bien organisée qu'en peu de localités.
La marche de la criminalité, en Ecosse, est représentée par le tableau suivant :
Années. Accusés. Condamnés. Condamnés Exécutés.
à mort.
En 1849, le chiffre des accusés s'éleva à 4357.
En Irlande , le nombre des accusés varie chaque année, de 1805 à 1812, entre trois et quatre mille , le nombre des condamnations entre 600 et 1400, ce qui dénote une administration judiciaire bien mal organisée. De 1822 à 1834, le chiffre des accusés varie de 14 000 à 21 000, le nombre des condamnés à mort de 180 à 340, celui des exécutions de 18 à 100. En 1835, on adopta le mode employé en Angleterre, d'établir 6 classes de crimes et délits « De 1835 à 1849, la moyenne des accusés est d'environ 28 000 par an, et celle des condamnations de 11 000 ; mais en 1849 les chiffres s'élèvent à 41 989 pour les accusés, et à 21 202 pour les condamnations.'
En comparant le nombre de délits commis dans ces dernières années par des jeunes gens au-dessous de seize ans, à la population dans chaque partie du royaume, on trouvera : en Angleterre, 1 sur 5564; en Ecosse, 1 sur 4495; en Irlande, 1 sur 6244.
Pour avoir la criminalité complète du royaume-uni, il faudrait joindre à Ténumération des délits qui relèvent des cours d'assises et des sessions trimestrielles plus de soixante mille délits que frappent annuellement les juridictions sommaires.