‹ Histoire d'AngleterreChapitre 47 sur 70 · G0L0NI1SS · texte numérisé non relu

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1849, 138 754 666 Ibs. En 1827, l'Angleterre y importait pour 195 713 livres, et en 1849 pour 234 022 livres. Maurice conserve encore d'activés relations commerciales avec la France. Un huitième de toutes les importations de File vient de son ancienne métropole, principalement les vins, les spiritueux, les soieries, les modes et les livres. Si celui-ci lui parvient, qu'il lui porte un fraternel souvenir 1

Colonie du cap de Bonne-Espérance, — La colonie du Cap, qui couvre, à l'extrémité méridionale de l'Afrique, une surface de 110 256 milles carrés, doit son origine à un établissement hollandais fondé en 1650 et dont la capitale était Cape Town. En 1795, cette colonie fut enlevée par les Anglais; la paix d'Amiens la rendit à ses premiers maîtres, qui la perdirent de nouveau en 1806, et les traités de 1814 Tout laissée à l'Angleterre. En 1806, la colonie avait 73 482 habitants, dont 29303 nègres et esclaves de couleur et 17 431 Hottentots; en 1849, 175 540 habitants, dont 73 218 blancs, non compris ceux de Cape Town.

Les exportations des manufactures anglaises pour cette colonie étaient, en 1827, de 216 558 livres; en 1849, de 520 896. Les principales exportations consistent en cuirs , viandes salées, beurre, blé, ivoire, laine, vin, etc. En 1849, on a exporté du Cap 515 861 gallons de vin d'une valeur de 49015 livres. Les années précédentes, le nombre de gallons exportés était plus que double. Il y avait donc diminution sur cet article , qui cependant ne paye , à l'entrée en Angleterre , qiie moitié du droit payé par les vins d'autre provenance. La qualité, au lieu de s'améliorer, semble aussi décroître. Ce serait une bonne fortune pour les producteurs français, qui ont pu redouter un moment la concurrence des vins du Cap.

Dans les divers ports de la colonie, c'est-à-dire à Cape Tov^n, Simon's Town et Port Elizabeth, le mouvement de la navigation a été en 1848 de 806 navires (214 979 t.) à l'entrée et de 805 (216 790 1.) à la sortie. La pêche de la baleine, autrefois florissante, ne rapportait plus, en 1839, que 1550 livr. Cette colonie a d'excellents pâturages; elle nourrissait, en 1848, 116 740 chevaux, 419066 bétes à cornes.

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4 135641 moutons; mais elle ne pourrait encore suffire à payer toutes ses importations sans l'argent que le gouvernement y dépense pour Tadministration et la défense du pays. Les habitants du Cap ont en effet à protéger constamment leurs fermes contre les déprédations des Cafres et des Hottentots. Une guerre très-sérieuse et très-meurtrière est même engagée en ce moment contre ces insaisissables ennemis, et il a fallu envoyer de la métropole de nouvelles forces pour les combattre. Un autre embarras pour les Anglais est le mécontentement des boérs ou fermiers hollandais qui, pour ne pas rester soumis à l'autorité anglaise, ont abandonné leurs terres, leurs fermes, et émigré dans le nord, cherchant une patrie libre, au risque de ne la trouver qu'au milieu des Hottentots et des Cafres et de s'exposer à leurs sauvages perfidies. Ils avaient atteint Port-Natal et s'y croyaient à l'abri de toute inquiétude , quand ce pouvoir qu'ils fuyaient est venu les y ressaisir. L'Angleterre ne pouvait pas permettre aux Hollandais de fonder dans cette ex* cellente situation un établissement qui eût pu devenir un dangereux voisin pour le Cap. Quelques-uns des boërs se sont résignés, d'autres n'ont pas désespéré encore de trouver quelque part dans cette vaste Afrique un sol où ils puissent être les seuls maîtres d'eux-mêmes.

Le Cap avait une grande importance commerciale quand le commerce de l'Inde y passait. Aujourd'hui que ce commerce a repris sa route antique, par la mer Rouge, l'Egypte et la Méditerranée, le Cap est retombé dans l'isolement. Mais tout le monde austral se peuple , et les progrès si rapides des colonies australiennes réagiront nécessairement sur la prospérité de cette pointe de terre qui • domine le vaste océan dans lequel débouchent l'Atlantique et la mer des Indes, et qui se trouve à égale distance de la Nouvelle- Hollande et de l'Amérique méridionale ^

Sainte- Hélène. — Cette île, longue de 10 milles, large de 7, et d'une superficie de 30 000 acres, doit toute sa célébrité

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