Carte, IV
9. Le Montrose de \apier, ii, 528. Cependant, le T) mai, le roi signa un article stipulant que Montrose meltrait bas les armes, ei recevrait une pleine indemnite pour tout ce qui s'était passé. Carte, iv, 690. Cet article parrint à Edimbourg avant Vexécuti on de Montrose et fut tenu secret. Je ne vois pas. toutefois, l'avantage qu'il en pouvait tirer. 11 n'avait pas mis bas les armes conformément ù cet article, car il avait ete défait une semaine avant qu'on ne le signiU.
8. Baliour, iv, "iif 95. Cependant, le 15 mai, Charles écrivait a Montrose d'agir coflfonBément à fartiole de la aemière note. Ibid.
HliTOillE D'ANGLBTBRIIB.
sounietlre de boniK* grûce aux demandes des Ecossais. Il signa le traité [13] s'engageant k adhérer au covenant écossais et aux ligue et eoTenani solennels, k désavouer et déclarer nulle la paix ayec les Irlandais et à ne jamais permettre le libre eiercice de la religion catholique en Irlande, ni dans aucune autre partie de ses états » à reconnaître Fautmté de tons les parlements tenus depuis le commencement de la dernière guerre, et à gouverner, en matière civile, avec avis du parlement, et, en matière r^ gieuse, avec celui de l'Eglise >. Ces préliminaires arrêtés, il s^em* barqua [2 juin] a bord d'une petite escadre fournie par lo prince d'Orange, et, après une périlleuse navigation de trois semaines, durant laquelle il eut h lutter contre le gros temps, et h éviter la poursuite des croiseurs parlementaires, il arriva sain et sauf dans le détroit de Cromartie. Le roi fut reçu avec les honneurs dus à son rang ; on lui prépara k Falkland une cour avec les officiers convenables et la somme de 100,000 livres d'Ecosse ou 9,000 livres d'Angleterre fut votée pour la dépense mensuelle de sa maison. Mais le parlement avait antérieurement renda un acte [U] qui bannissait d'Ecosse plusieurs des favoris du roi nominativement, et qui eidnaient les a engagers s du resscurt de la èour et de tout emploi dans l'état. Après des démarches réitérées, le duc de Buckingham, le lord Wilmot et quelques domestiques anglais, qui adhérèrent au covenant, obtinrent la permission de rester auprès du roi; nombre d'exilés écossais saisirent cette occasion de se dérober h l'attention dans les iles de l'ouest ou dans les parties les plus reculées du pays 2.
Ce fut la négociation entre les Ecossais et leur roi nominal qui arrôta Gromwell dans le cours de ses victoires, et qui l'empêcha de les compléter. Les chefs de la république n'ignoraient pas Tunion intime que les ligue et covenant solennels avaient établie entre les presbjtwiens, anglais et l'Eglise d'Ecosse , et ils en in* iraient naturellement que si le prétendant au trône d^Angleterre était une fois assis sur le trône d'Ecosse, leur propre pouvoir deviendrait fort précaire. Dès le principe ils avaient vu avec inquiétude les mesures peu amicales du parlement écossais. On avait eu recours aux avis et h la persuasion , mais sans succès. Il restait la ressource d'une guerre, et la guerre, on l'espérait, forcerait les Ecossais k abandonner les intérêts de Ciiaries ou