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256 HISTOIRE D'ANGI.ETEiU^E.
tassent instamment de se rendre, « il y avait tout lieu de croire, » dit un des membres de la députation, ce qu'ils ne le désiraient pas excessîTement ^ i» Le lendemain [25], une autre tentatiye eut aussi peu de succès; le lord général, alléguant sa mauyaise santé et de fâcheux pressentiments, renvoya la demi^ commission, et, à la requête de la chambre, la première aussi; et le commandement en clicf do toutes les forces levée? ou a lever par ordre du parlement, fut conféré a Oliver Cromwell [26]. Ainsi cet aventurier eut à la fois Thonneur de la modération et Tobjet de son ambition, il quitta aussitôt la capitale pour se rendre en Ecosse [29], et Fairfax so retira dans ses terres du Yorkshire, oii il vécut dans la retraite en campagnard jusqu'au moment où il lira de nouveau Tépée, non plus pour la défense de la république, mais en faveur du roi ^.
La comparaison des préparatifs des deux royaumes laissait peu de doutes sur le résultat. Cromwell passa la Tweed [16 juillet] à la tête de seize mille hommes, la plupart vétérans et tous habitués h la discipline militaire, avant que les levées inexpérimentées des Ecossais enssentquitté leurs comtés respectifs. \\\v ordre du parlumonl d'Kcosse, le chiftYe de Tarmée avait été fixé h trente mille hommes; le commandement nominal avait été donné au comte de Levcn, le commandeniont réel, a cause de Vâgc et des inlirmités de cet officier, h son parent, David Leslie ; et les instructions étaient que le pays situé entre Berwick et la capitale fût dévasté,^que le bétail et les provisions fussent enlevés ou détruits, et que les habitants alMuidonnassent leurs demeures, sous peine d'infamie, de confiscation et de mort. Pour faciliter cette mesure, on avait Mi activement circuler des bruits sur les cruautés exercées par Cromwell en Irlande : que, partout où il arrivait, il donnait Perdre de mettre h mort tous les mâles de seize h soixante ans, de priver de la main droite tous les garçons de six à seize, et de percer le sein des femmes avec un fer rouge. Les Anglais furent surpris du silence et de la désolation qui régnaient autour d'eux; car les seules créatures humaines qu'ils rencoutraieut dans leur marche à travers ce désert étaient quelques
1. Whitel. 400, 469. Lvdlow dit : «II joua son rôle teUement au naturel, que
réellement je le erus de bonne foi ; mais la suite prouva suffisamment qu'il n'avait point cette tntcntion. * i, '2'J-2. lltiichinson, qui était préseï^ dans une do
ces occasions, le crut sincc-rc. llutchinson, .'U5.
5>. V^Thitel. 438, -loO, 4ô7. Journ.Sjdm. iiô icv. àO mars. l.> avr. 3, 7, 30 mai. 4, 18,14, «6,86 juin. » > »