‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 105 sur 276 · CHAPITRE CliNQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CliNQUIÈME

vieilles femnios et quelques enfants qui demandaient giAce h genoux. Mais Cromwell les conduisit le long de la côte; la flotte leur fournissait chaque jour des proyisions, et leur bonne conduite dissipa par degrés les craintes des indigènes ^ Ils trouyèrent

les levées écossaises postées derrière un profond retranchement [28 juillet], qui allait d'Edimbourg a Leith, fortifié de nombreuses batteries, et llanquo de Tartillerie du château h une extrémité, et de celle du port h l'autre. Cromwell enii»lo}a tout son ai t h provoquer un engagement, Leslio à réviler. Ce fut en vain que pendant plus d'un mois le premier fit des marches et des contremarches; qu'il menaça d'attaques générales, et en fit de partielles. Leslic resta immobile dans ses lignes; ou, s'il bougeait quelquefois, c^était pour surveiller les mouvements de Tennemi du haut des montagnes les plus proches, pour mettre une rivière ou un marais entre les deux armées. Les Anglais commencèrent à être épuisés de fatigue ; les maladies édaircissaient leurs rangs ; Parrivée des vivres dépendait des vents et des flots; et Cromwell apprit h redouter non la valeur des ennemis, mais la prudence de leur général ^.

Le lecteur aura dcjk remarque combien, h cette époque, les pratiques de la religion se mêlaient aux atVaires do Tétat, et même aux opérations dr' la guerre. Les deux partis croyaient également que le résultat de Texpédition dépendait de la volonté du Tout-Puissant, et qu'en conséquence ils devaient apaiser sa colère par le jeûne et la mortification. Dans l'armée anglaise, les ofQciers priaient et prêchaient : « ils sanctifiaient le camp, » et exhortaient les soldats à Tunité d'esprit et à la sainteté de la vie. Chm les Ecossais, ce devoir était accompli par les ministres ; et leur piété était si fervente, leur zèle si impitoyable, qu'indépendamment de leurs prières, ils forçaient parfois le jeune roi d'écouter six longs sermons le môme jour, pendant lesquels il prenait un air de gravité, et étalait des sentiments de dévotion, qui s'accordaient mal avec ses dispositions réelles. Mais les Anglais n'avaient pas de crime national à déplorer; en punissant le feu roi, ils avaient expié les maux de la guerre civile ; les Ecossais^

1. Whitel. 465, 4t>6, 4G8. Perfeci Diurnal, n* 334. Voyetlea trois dédaralions : celle du parlement, lonqae Tarmée se mit en marche; celle de 1 armée oHo-mèmo, adressée < à tous ceux qui sont saints et participant à la foi de 1 élu de Dieu en Ecosse; » et la troisième, de CromwcU, datée de Berwick, dans THistoiro parlementaire, iis, 376, 396, 810. Pamphlets da roi, 478, 430.

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