RushworUi, Vlli
g. Straff. Pap, ii, 432. Clarendon, 867. Laud't irotièlêÊt IV,
3. Journ, des Lords, îv, \>i'). Hnrn( t nous dit. d'nprès Holles, dont Strafford avait éiioiifié.ia sœur, qu'il conseilla le jjJan suivant pour sauver 1 1 vie du MBto : 4|M HtnXforà éemMiëcrftit aa Mort tnnii po«r ro{^ler sos airaires: que le roi, sa pétition ru main, solhriteruit leiehwilife» 4e »e contenler d'une p«»e moins forte, et que Holles persuaderait à ses amis d'arcéder k la proposition ailéguani que Strafford reviendrait à ses premiers principes et deviendrait tout à faU des leurs. L« raine, toutafol», ayant m que «HM ot Ma StMiTord l*accnserait, congeilla a son mari d'envoyer ];i lettre, - ce qui aulfdt aussi bien fai^» si elle ne lui eût pas persuade d'ajouter ce post-srriptum '■ «S'il doit mourir ce serait dierité éê anneoir jusqu'à aamedi ; % ce qui, fait-il observer, était un fort vilain abandon de tout le message. Burnet, Own Timg$f 99, Cette Tersioneat fort inexacte. Que IStrafford ait demandé on sursia jusqu'au samedi, el qae
sttgneur fut mené au supplice. H avait prié Tarchevêque Laud, aussi prisonnier dans la Tour, de lui donner sa bénédiction de la fenêtre de sa cellule. Le prélat s'y présenta ; il leva la main , mais • la douleur Pempécha de parler, et il tomba évanoui. Sur Vécha-
faud, le comte se conduisit avec sang-froid et dignité. Il exprima sa satisfaction de ce que le roi ne pensait pas qu'il méritât une punition si sévère ; il protesta devant Dieu qu'il n'était point coupable, autant qu'il pouvait en être juge, du grand crime qu'on lui imputait, et déclara qu'il pardonnait à tous ses ennemis, nonseulement de boachot mais du fond du cœur. Du premier coup, sa tête fut sépai-ée du corps. JiOS spectateurs, dont le nombre montait, dit-on, à cent mille, se comportèrent avec décence; maiSf dans la soirée, le peuple manifesta sa satisfaction par des feux de joie, et brisa les fenêtres de ceux qui refusèrent dUla* miner».
Ainsi, après une longue lutte, périt le comte de Strafford, le plus habile et le plus dévoué champion des prétentions de la couronne, et le plus actif et le plus formidable ennemi des libertés du peuple. Il était naturellement rigide et impérieux, colère et vindicatif. Au pouvoir, il s'abandonna à ses passions, sans égard aux dispositions de la loi ou aux formes de la justice, et du moment où il s^attacha à la cour, il trayailla (ses propres lettres le prouvent) à élever le pouvoir du trône sur les ruines des droits dont il avait été jadis le plus ardent défenseur. Ce fut comme président du nord qu'il déploya d'abord son caractère et ses prétentions. En Irlande, il foula plus librement aux pieds les libertés du peuple; et après la rupture avec les Ecossais, il ne cessa de soutenir au conseil que le roi avait le droit de prendre ce'quele parlement avait indocilement refusé d'accorder. Cependant, quelque nombreuses et avérées que fussent ses fautes, la convenance de sa punition a été justement mise en question. Ses
Holles lui ait promis la vie s'il voulait employer son crédit aa|irèB da roi pour obtenir rabolilion de l'épiscopat, nous le savons par Laud; mais il ajoute, sur l'autorité de l'assertiou du comte à l'arciievèque Usher, que Strall'ord refusa cette eondMon. Laud'9 iroublet, 177. Le roi n'abandonna pat non plos la demande par le post-scriptum conditionnel: car la même condition se retrouve dans tout le cours de la lettre : « Si cela peut se l'aire sans mécontenter mon peuple, — si la mort seule peut satisfaire mon peuple, âat juslitia. > /oum. t45. Le fait est que, comme Essex le dit à Hyde, aucune peine moins forte ne satisfaisait les ennemis du comte, qui étaient persuadés que, si l'on épar^înait sa vie, le roi| après la clôture du parlement, lui accorderait son pardon, et le placerait de nouTeau gnr leura tètôi. Sa mort faisait leur sûreté. Glaiendon^ i,
1. On peut Toir différentes copies de son discours dans Somêr*$ Traettt iv, 994-S6S.