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Sanclioy le poursiiivil dans sa retraite favorite [20 jiiin| ; son château d'liicliloii?^h se rendit, et Grâce capitula [l'"'" aoutj avec douze cent cinquante lioninies'. llrestait encore quelques partis errants dans les montagnes et au milieu des marais sous la conduite de Mac Hugh, deByrne, d'O' Brian et de Cavanagh; mais ils furent soumis dans le cours de Thiver. L'île (rinisbouOin reçut une garnison [janvier 1553] ; et de nouvelles forces qui parurent dans rUister, sous les ordres du lordiniskilling, obtinrent [18 mai] ce qu'on désirait principalement, les articles ordinaires de déportatiouv La soumission de Tlflande fut alors complète ^.
3* Pour prévenir toute interruption ultérieure, on me permettra de décrire ici Tétat de ce malheureux pays, pendant qu'il resta sous la domination de la république.
A la mort d'Ireton , Lambert avait été nonmié lord-deputé ; mais une intrif^ue de femme le lit remplacer par Flectwood, qui avait épousé la veuve d'Ireton ^. Fleetwood n'eut point de collègue dans le commandement des troupes; mais, dans Tadministration civile, on lui adjoignit quatre autres commissaires, Lud* low, Corbett, Jones et Weaver. Par leurs instructions [24 août], ils avaient Tordre et l'autorisation d'obseirver, autant que possible, les lois de FAngleterre dans Texercice du gouvernement et dans Tadministration de la jdstice ; de a travailler à la propagation de rEvângile et au pouvoir de la vraie religion et sainteté ; » de destituer toutes les personnes mal pensantes ou suspectes ; de
1. Sur ce vaillant et honorahlo offirier, qui, en plusieurs occasions subîsé- Queates, déftloya le plus vif attachement a la maisou des Stuarts, voyez un arm» très^intéressant oaiis les MémoIraB da la ftnim» de Grâce, pur M. Sheffield Grâce. P. 97.
S. Ludlow, I, 341, 311, 317, a53, 354, 3Ô7, 359, SOO. Heetfa, 810, 819» 894, 838,
31 1. Joiirn. 8, vl avril; 18, Sô mai ; 18 août.
3. Joitrn. .■{(! j.invior, 15 juin, 9 juillet. La femme de Lambert et la veii\% d ireton se rencontrèrent dans le parc. La première, dont le mari était en exercice, réclama la préséance, et la dernière se plaignit de cette injure à Cromwell, S"n pèri' Cromwfll , dont la patente de lord lieutenant était sur le point d'expirer, refusa de la l'aire renouveler : il ne pouvait y avoir de députe là ou il D*y ftvût point de lieutenant; et en conséquence la nomination de Lambert fut révoquée. Mais ralstress Ireton ne fut [>as contente de ce triomphe sur sa rivale. Elle épousa Fleetwood, obtint pour lui le commandement en chef qu'avait Lambert, et revint avec lui à son ancienne position en Irlande. Cromwell toutefoiapaya la satisfaction qu'il avait donnée à la vanité de saflUe. Âânde ne pas perdre l'aniitie de Lambert, dont l'aide lui était nécessaire pour ses desseins ultérieurs, il lui tit présent d'une somme considérable pour le défrayer des préparatifs qu*U avait faits pour son Toyage projeté dliisnde. Lndlow, i, 8S5, 3(j0. Hutchinson, lOf!. Lambert toutefois découvrit plus tard .|»ie Cromwell avait secrètement poussé Vane et llazlerig à s'opposer à son départ pour l'Irlande, et par Tengeaneo n iMt h eux pour déposer Eicbard CraiiWéD, qui fut puni de la faute de son père. Thurloe, vu, 660«
CHAPITKK SIXIÈME. . 30t
no porinci^jTC h aucun papiste ou délinquant d^occuper dos plnros de conflance, d'exercer comme avocat ou comme procureur de la cour de chancellerie , ni de tenir des écoles pour Fédocation de la jeunesse ; d^imposer mensuellement des taxes dont le total n^excéderait pas quarante mille livres pour le payement des troupes , et d'emprisonner ou élargir toute personne, de lui faire quitter son domicile pour tout autre endroit ou pays , ou de lui permettre de revenir chez elle, selon qu ils le jugeraient avanta« geux pour la république *.
/i" Un des premiers soins des commissaires fut do satisfaire aux cris de vengeance. Dans Tannée IGVi, la noblesse catliolique avait adressé une pétition au roi pour qu'il fut fait une enquête sur les meurtres qu'on alléguait avoir été commis de part et d'autre en Irlande, et que justice fût faite des coupables sans distinc* tion de pays ni de religion. Il parut plus convenable aux vainqueurs de limiter Tenquète à un des partis, et on établit une haute cour de justice pour juger tous les catholiques accusés d'avoir versé le sang des protestants ailleurs que sur le champ de bataille, depuis le commencement de la rébellion, en 1641. Donnelan, un des indigènes, fut nommé président, et ses assesseurs furent le commissaire général Reynolds et Cook, qui a\ ait agi comme avocat général au procès de Charles I"^ ' . La cour siégea en grand appareil à kilkenny, et de là fil sa tournée dans Tîle par Waterford, Cork, Dublin et autres lieux. Nous n avons aucun moyen de nous former une idée satisfaisante de la justice de ses procédures; mais la soif du sang était trop violente, les passions étaient ixaig excitées, et les formes de procéder trop sommaires, pour permettre aux juges de peser avec sang-froid et réflexion les différentes causes qui leur étaient soumises. Les lords Maskerry et Clanmaliere, ainsi que Maccarthy Reagh, qu^ils le dussent leur innocence ou à Finfluence de leurs amis , eurent le bonheur d'être acquittés ; la mère du colonel Fitzpatrick fnt brûlée : lord Mayo, les colonels Tool, Bagnal , et environ deux cents autres furent décapités ou pendus. Cependant il est à remarquer que ce fut dans la province où Ton disait que les principaux massacres avaient été commis, que les preuves nianrjuèrent le plus. Parmi les habitants de l'IIlster, sir PheUm O'Neil est le seul dont on ait rapporté la condamnation et l'exécution ^.