‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 125 sur 276 · Hulchinson, Hist. du Massachusets, 190. Thurloe, m · texte numérisé non relu

Hulchinson, Hist. du Massachusets, 190. Thurloe, m

3. Joum. 12 août 1653. Scobell,ii, 197. Ludlow, i, 370. TAppcm^Uice, j'ai copié cet acte exactement sur rorisinal qui es^ en U posMésion de Thomat Lloyd, eaq. Voyw la note (G).

m * mSTOIKK D'ANGLETKHHE.

mesure, disait-on, préviendrait les querelles, qui, autrement, no . manqueraient pas de s'élever entre les nouveaux colons et les anciens possesseurs; elle rendrait la rébellion plus difficile et moins redoutable , et elle détruirait Tinfluence héréditaire des chefs sur leurs serfs, et celle des {nropriétaires sur leurs tenan* eiers. En conséquence, le petit parlement, convoqué par Gromwell et ses officiers, passa un second acte [26 sept. 1653], qui assignait h tonted les personnes réclanfiant avec les conditions décrites dans le premier une quantité proportionnée de terre sur la rive droite du Shannoii ; mettait à part les comtés do Limerick, de Tipperary et de Waterford dans le Munster, le comté du roi, le comté de la reine, de West-Mealh et d'East-Meath dans le Leinster, et de Down, d'Antrim et dWrmâgh dans TUlsler, pour satisfaire, par portions égales, les aventuriers anglais qui avaient foami de l'argent au comtnencement de la guerre, et payer la solde arriérée de F armée qui avait servi en Irlande depuis que Gromwell avait pris le commandement; réservait à la disposition future du gouvernement les confiscations des comtés de Dublin , Cork, Kildare et Carlow, et mettait k la charge de celles des comtés restants, le déficit, sMl en existait dans les dix premiers, ainsi que la liquidation de plusieurs dettes publiques, et Tarriéré dd à Tarmée irlandaise avant la bataille de Ratliniines.

Pour motlio cet acte à exécution, les commissaires, par des proclamations successives, ordonnèrent a toutes les personnes qui réclamaient avec les conditions requises, et en outre h toutes celles qui avaient porté les armes contre le parlement, de so « déplacer et transplanter )) dans le Gonnaught et le comté de Claro, avant le 1" mai 1654 On ne sait pas combien on en décida à obéir ; mais la preuve que le nombre en fut considérable, c^est que les terres qui leur furent accordées en place du tiers do leurs biens comprenaient plus de huit cent mille acres anglais. Il y en eut cependant beaucoup qui refusèrent. Se retirant dans les marais et les lieux inaccessibles, ils formèrent des corps d'hommes armés , et subsistèrent, eux et les leurs, desdé{)rédations quMls commettaient sur les détenteurs de leurs biens. On les appelait Raperees et Tunes ^, et ils devinrent si redoutables

1. Voyez sur cette question «le Graud sujet de la transplantation en Irlande (liscuté,> 1654; Laurence, cilntérèt de r Angleterre dans la transplantation d'Irlande établi,:^ i(;5i, et la ri^ponse à Laurence» par Vincent Gookin, auteur de

lu preinieri' brochure.

i^. Le nom du ce parti célèbre, torv,» vient de «toruigUimi» i»oursuivre pour vUkr. O'Connor, Bib, Siowtnsis, ii, 400.

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(.IIAl'irKE SIXIÈME. 305

aux nouveaux colons^ que, dans certains (iistriets, ou oil'rail une soninio de deux cents livres pour la téte du chef de la bande, et celle de quarante livres pour la téte de tout autre

Pour soutenir ce système de spoliation et enchaîner les passions vindicatives des indigènes, à devint nécessaire d^établir la loi martiale, et de mettre en vigueur les règlements les plus arbitraires et les plus oppressifs. -H n'était permis h aucun catholique de résider dans une ville de garnison ou de marché, ou de s'éloigner de plus d'un mille do son habitation , sans un ])asseport désignant sa personne, son Age et sa profession ; toute réunion de quatre personnes en sus de la famille était déclarée uno assemblée illégale et factieuse ; c'était un crime capital de porter des armes ou d'en avo*r chez soi, et tout irlandais transplanté , qu^on trouvait sur la rive gauche du Shannon, pouvait être mis à mort par le premier qui le rencontrerait sans ordre d'un magistrat. Rarement une nation a été réduite à un état de s^vitude plus révoltant et plus oppressif. Sous prétexte de la violation de ces lois , on les blessait dans leurs sentiments, et on répandait leur sang avec impunité. Leurs biens, leur liberté et leur vie, étaient h la merci des petits despotes qui les entouraient, des colons étrangers et des commaMilauts de j»ostes niilitaires, que la vengeance et Tintérét poussaient à humilier et à exterminer la population indigèn<*^.

IV. La religion dos Irlandais devint un(! source nouvelle d'inquiétude pour leurs fanatitpies vainqueurs. Par Tun des articles conclus avec lord Westmealh , il était stipulé que tous les habitants de rirlando jouiraient du bénéfice de Tacte qui venait d'être décrété en Angleterre, « pour relever les personnes paisibles des rigueurs des anciens actes en matière de religion , » et qu'aucun réfractaire irlandais ne serait forcé d^assister à une forme de service divin contraire à sa conscience. Quand le traité fut présenté pour être ratifié , cette concession choqua et scandalisa la piété des saints. La première partie en fut repoussée sur-le-champ, et si la seconde passa à une faible majorité, grâce aux efforts de Marten et de Yane , ce fut avec la clause que « Tarticle ne donnerait pas la moindre permission, [trotection ou tolérance à F exercice du culte catholique, en quelque manière que ce fût^ » ^

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